SCÈNE VI
CLÉRAMBOL'RG, rentrant par la porte à droite, GE- NEVIÈVE, se tenant au fond, à l'écart.
CLÉR\MBOirRG. J'en étais sûr... non-seulement ce colonel... mais ces deux lettres... deux demandes encore... menez donc une jeune fille au bal...
GENEVIÈVE, l'examinant de loin. Comme il est agi té!..
CLEiîAjiuouRG, en parlant, il va s'asseoir prés de la table à droite. Et il va encore m'en arriver d'autres... tous ces jeunes geiis qui, hier à cette soirée, m'entouraient et me faisaient la cour... ce n'était pas pour moi... c'était pour ma fille... de là les compliments... les glaces... les verres de punch... que saisje? et moi qui les remerciais! ah! je suis entouré! jusqu'à ma sœur... qui protège ce colonel... et m'écrit de Paris qu'il est temps de marier Geneviève! qu'elle a dixhuit ans! c'est-à-dire qu'il y a dix-huit ans que j'entoure Geneviève de mes soins et de mon amour, et qu'il faut quitter ma fille, qu'il faut l'abandonner, qu'il faut la jeter dans les bras d'un inconnu .. d'un homme que j'ai à peine vu... et elle aussi... d'un lioumic... d'un ennemi qu'on appelle un gendre... et que le lendemain peut-être elle aimera mieux que moi!., jamais!., ah! ce livre-là a bien raison. (Se retournant et voyant Geneviève qui s'est tout doucement approchée de lui.) Dieu!., ma fille (Essayant de sourire.) Ah!., tu étais là...
GENEVIÈVE. Oui, mon père... j'arrive.
CLÈiiAMiiOLRG, essayant de rire. Tant mieux... car il faut que je t'apprenne une nouvelle... qui, comme moi, va bien te faire rire... et dont tu ne te doutes pis. Ah! ah! ah! on vient de te demander à moi en mariage... qu'est-ce que tu en dis?
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ciifiEviÉvE , froidement. Que je ne tiens pas à me marier...