‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 603 sur 975 · CLÉRAMBOURG, GENEVIÈVE · texte numérisé non relu

CLÉRAMBOURG, GENEVIÈVE

GENEVIÈVE, à part. Comment faire à présent (iiic mon père est lié et engagé avec le colonel? CLÉRAMBOURG, reyardont Adrien qui est sorti (t se

rapprochant de sa fille. A nous deux maintenant, cl puisqu'il n'est plus là... puis-je savoir ce que cela signifie... connaitrai-je enfin la vérité?..

GENEVIÈVE. Je VOUS l'ait dite ce matin... je vous l'ai dite toujours.

CLÉRAMBOURG. Voilà qui est fort... et vous saurez, Mademoiselle, que je suis indigné... que je suis outré...

GENEVIÈVE, vivement. Et moi aussi.

CLÉRAMBOURG, étonné. Toi?..

GENEVIÈVE, avec fermeté. Moi...

CLÉRAMBOURG. Par exemple, au moment oij j'allais me mettre en colère... c'est elle...

GENEVIÈVE, de même. Oui, mon père... parce que c'est moi qui ai le droit de me plaindre et d'èlre fâchée... je vous déclare ce matin... que je ne veux pas vous quitter, que je veux rester prés de vous... et depuis ce moment, par un fait exprès et comme pour me contrarier, vous semblez prendre à tâche de rassembler... de me présenter successivement... une foule de prétendants.

CLÉRAMBOURG. Je uc dis pas non... mais ni-

^' "èENEViÈVE. Est-ce moi qui lesdeaiande..i jè'fi'en

• Vè\)*'paS... je h'en veux au(!uft'.'^^'''''«V-^ ' ""'

"" ciÉRAHBOlDRG. Miais cependant Adrîén.li"-' ^"' " "

GENEVIEVE. Je Ic rcfusc. '

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CLERAMBOURG. Et le colonel...

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,, GEifEvisvE. Je le retuse... je uen yeiix pas... je les

jdjéteste... je les détecte totjis,,^ ■,,,,,.,. .i[,^j(.ÉRAMBouRG, tout à fyft ro/douçi. Ne te fâche pas, Çenevicve, ne te fâche pas! ef tâchons de nous entendre ! explique-moi alors pourquoi Adrien élait tout à l'heure à tes genoux? ,, ; j. , , , , i , ,

GENEVIÈVE. Lui!., vouç.çfoyeïî

CLÉRAMBOURG. Jc l'y. ai vUî cl'pourquoi lui disais-

• ,tu: je vous aime!., je n'aime que vous?

-■' "GENEVIÈVE, ingénument. Lui ai-je dit cela?

CLÉRAMBOURG. Parbleu!.. je l'ai bien entendu!

GENEVIÈVE. C'est possiblc ! il raenai^ait de se tuir, si je ne lui faisais un pareil aveu... et vous le connaissez, il est capable de tout!

CLÉRAMBOURG, effrayé. Bonté du ciel!

GENEVIÈVE. Aussi je lui aurais dit tout ce qu'il aurait voulu.

CLÉRAMBOURG, trouhlé. Tu as bieçi fa^t... ainsi doue ce n'est pas lui que tu aimes?

GENEVIÈVE. Non !

CLÉRAMBOURG, avcc inquiétude. C'est donc... le colonel ?

GENEVIÈVE. Non! , . ,

CLÉRAMBOURG, avcc jote. Eh bien... eh bien. {À demi-voix.) Rassure-toi, je ne me suis pas engagé avec lui... je n'ai rien dit... je suis resté dans le vague et l'indécision !

GENEVIÈVE, avec un cri de,ioie.^éU)uffè, ei-. fittrimt la niatn à son cœur. Ah! ,t ,-,!4iti-( vi .sJnsfeyjat^ shs-^-v

CLÉRAMBOURG. Aiiisi, jc pcux doHe faire encore tout ce que tu veux?

GENEVIÈVE

GENEVIÈVE, avec fermeté. Ce que je,\e!ij, mon père...

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