‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 602 sur 975 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les MÊMES, CLÉRAMBOURG.

CLÉRAMBOURG

Qu'est-ce que j'entends là?

CENEVIÈVE, à part.

Grand L)ieu! e'est fuit de nous!

ENSEMBLE

GENEVIÈVE

La frayeur m'a saisie, Qu'allons-nons devenir!

Il croira, je parie.

Qu'on voulait le Irabir.

CLÉRAMBOIRG, à part.

A ma vue obscurcie.

Quel tableau vient s'olTrir!

Mensonge et perfidie.

On voulait me Iraliir!

ADRIEN, avec joie.

A mon Ame ravie.

Quel bonbeur vient s'offrir!

Même au prix de la vie. On voudrait l'obtenir.

[Courant à Ctcrambourg.)

Oui, Monsieur, partagez mon bonheur, je suis le [ilus heureux des hommes... Elle m'aime ; elle me l'a dit.

GENEVIÈVE, à part. Imprudent!

CLÉRAMBOURG, cherchant à cacher son émotion sous tinrire forcé. Om... je viens de l'entendre... et il paraît qu'elle a en vous une confiance... qu'elle n'a pas en moi... car elle me l'avait laissé ignorer... elle ne m'en avait jamais parlé...

GENEVIÈVE, bas, à Adrien. Que vous avais je dit! tout est perdu.

ADRIEN, à pnif. 0 ciel!.. [Haut.) Et comme vous aviez la bonté, la générosité de consentir à ce mariage... comme tout à l'heure encore... vous m'aviez dit...

CLÉRAMBOURG . Certainement. .. toul à l'heure encore. .. je ne demandais pas mieux, et même, vous le savez, je vous ai conjuré d'accepter.

ADRIEN. Tout à l'heure. Monsieur, vous daigniez me tutoyer et m'appeler votre fils...

CLÉRAMBOURG. C'cst vral... c'est vrai! peut-être, sans m'en rendre compte, ai-je été froissé... de ton obstination... de ton refus... qui m'a affligé dans le premier moment, et maintenant plus encore...

ADRIEN. Comment cela! Monsieur?

CLÉRAMBOURG, avcc impatience. Comment .. comment... parce que je ne pouvais pas être à tes ordres...

à tes caprices... il me fallait prendre un parti... et voyant que lu refus:iis la main de ma fille .. au moment même où le colonel revenait chez moi chercher une réponse définitive...

ADRIEN. Eh bien...

CLÉnAMBOURG. Eh bien... je n'avais aucune raison de l'éloigner davantage... je l'ai accueilli... je lui ai dit...

ADRIEN, poussant un cri. 0 ciel !..

CLÉRAMBOURG. Que diable aussi !..

ADRIEN. Je ne me plains pas, Monsieur, je n'accuse personne que moi, mais je sais ce qui me reste à faire... adieu!

Ain : C'en est trop, mon honneur doit punir cet o«trago (de Philippe).

Plus d'espoir, de bonheur!

J'ai perdu ce que j'aime.

Le dt'pit, la douleur

S'emparent de mon cœur.

Insensé, j'ai moi-même '° '*^ *"''

Relusé tant d'appas; ... ...oV-S'.'Iuoï

A ma douleur extrême, inuoaMAfl.VD Je ne .survivrai pas. ,^ ^^ ^ gj^^^^^^j g,

C FNEVIKVK

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Plus d'espoir, de bonheur,,,

"'^' ' Oui, je perds ce que j'aime^. " ■^■'«'î «"«

-il) 9ïiijio<.. Le regret, la douleur -'fiil snuoi eJ »

S'emparent de mon cœur! .ZinsiBf] iog »

Oui, c'est lui, c'est Iui;mè5je,,a„;^„à.i3 , ,, Qui me refuse, hélas: i

M,. -,n .efîo -S si doule«r extrême- •■■-=''^J''^'''3«3i> j

I''" '-'' flW survivra pas. iw ---asq JieJuob » | iM iiji ,^u)-j jnonii CLÉRAMBOCHG, à partii B3 li loiinob » Htn'innuot ^.-il Je n'ai plus de frayeur, yidoT.] b loi >, Et dans ma joie eilréme.

D'espoir et de bonheur.

Je sens battre mon cœur.

Comme un autre moi-méiàBi"^""" " ' Ici, tu resteras, ^l'iH )■ .ri:iTf3/.A:i j

El la fille que j'aimejdiio.) ■:!! "tvi no"^ » Ne me quittera pas.

CLERAMBOURG, à Adrien.

J'en suis fâché, mon clier, mais une fois qu^oii donne Sa parole... i i| -

ADRIEN

J'entends! et n'accuse personne Que moij moi seul! (4 part.) mais à présent, morbleu! Je sais ce qui me reste à faire. (Haut.) Adieu!

(Â Geneviève.) Adieul iR-îft»'>'r»

jMI.. GRNEVIÈVE.

>Quel' est son desseiu, ô mou Dieu! ,;,,,, REPRISE DE L'ENSEIVIBLE. r/sra.T (Adrien soT^t)i'. , ■

t. iJ K»l DlloijqB'iTô) oaucJflD'I iiip alIioiiA »

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