SCÈNE XIV
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09/B .à§6§n9 Buq s^i'i» -^m so ?f ,io)-ftTiis=f V ' rtiou-sm t9 31186Ï 3l jaJERAMBOURG, GENEVIEVE. , ...;„(
CENEViÉVK, qui pendant les dernières lignes de la .Kène précédente, a rouvert les yeux et est revenue à eWf peu à pfu. Qu'est-ce? qu'est-il doue arrivé? il devait se battre ! tîwav uj
CLÉRAMBOURG, s'opprochunt d'elle. Rassure-toi ! on ne S(! battra pis! il n'y aura rien ! tout est arrangé, arrangé par moi... d'une manière que tu approuveras.
GENEVIÈVE. Vous m'assurcz qu'il n'y a plus de danger... pour personne?
CLÉRAMBOURG. Aucuu, je te le jure ! le colonel et Adrien seront ici tantôt, tous les deux, à dîner avec nous.
GENEVIÈVE. Et comment avez-vous fait?
CLÉRAMBOURG. D'ici là, je t'en prie, ne parlons plus de cela, qu'il n'en soit plus question... car moi, voistu... cela m'a fait bien mal!
GENEVIÈVE, courant à son père qui vient de s'asseoir près du guéridon. Vous avez raison, mon père, occupons-nous d'autre chose ; c'est à moi de vous calmer... de vous distraire...
CLLR.\MiiOURG, regardant Geneviève qui est en face de lui, de l'autre côté du guéridon. Te voir là... près de moi... cela me suffit! mets-toi là!
GENEVIÈVE, regardant sur le guéridon près duquel elle est assise. Ah!., ce livre que vous aimez tant... voulez-vous...
CLÉRAMBOURG. CommB tu voudras... pourvu que je te regarde à moi seul et à mon aise !
GENEVIÈVE, lisant en regardant de temps en temps son père. « C'est surtout quand elle est mariée que « la jeune fille comprend et apprécie la tendresse de « se.; parents.
CLÉRAMBOURG. Hcin?
GENEVIÈVE, même jeu, « Jusqu'alors, elle ne s'en « doutait pas... mais les soins qu'elle est obligée de (( donner à sa jeune famille, luiapprennent ceux qu'on « lui a prodigués... les inquiétudes ou les tourments « qu'elle éprouve lui rappellent ceux qu'elle a cau- « ses...
CLÉRAMBOURG, Qu'csf-ce quc tu me dis là?
GENEVIÈVE. « Heureuse, elle a besoin de raconter à « son père le bonheur qu'elle lui doit.
CLÉRAMBOURG, avcc émotion. 0 ciel!
GENEVIÈVE, même jeu. « Malheureuse!., c'est à lui «qu'elle vient confier ses peincsi..
CLÉRAMBOURG, écoutant ovec intérêt. C'est yrail..
GENEVIÈVE, de même. « Les larmes que le mari a M fait couler... c'est la main paternelle... qui leses- « suie !.. ' j
CLÉRAMBOURG, de même. C'est vrai! c'est vrai...
GENEVIÈVE, s' interrompant. Vous trouvez!
CLÉRAMBOURG, avec impatience. Continue?..
GENEVIÈVE, continuant, mais d'un ton plus gai. « Sans « compter qu'en mariant sa fille, le bon père n'a pas « perdu mais augmenté son trésor... cette nouvelle « famille qui l'entoure lui rappelle les traits et la ten- « dresse de son enfant... son amour à lui s'étend et « se multiplie... sans s'affaiblir ! A d'autres, le soin « d'élever ou de corriger leur jeune âge... lui n'a rien « a faire qu a les aimer^... »
CLÉRAMBOURG, ayec émotion. C'est bien! .
GENEVIÈVE, rfc même. Aimer tousses petitscnfants...
CLÉRAMBOURG, /e*/a/-;ne« ««a; yetw.Ç'phtifjiipS.^.iC'ev-t
très-bien... ce f|iirtLi médis là!., \foiqui n'avais jeté les yeux que sur la première feuille.
GENEVIÈVE, souriant. C'est qu'en tout... il y a le revers... (.'1 CUramhotirç], qui lui a pris le livre des mains.) Et mais, que faites-vous?
cléuambouhg.
Air de Colalto.
Laisse -moi lire de nouveau, Ce dernier passage, maiîlte!
Et surtout ce riant tableau Du vieux grand-père, au sein de sa jeune famille. Ces sentiments si doux que j'ai rêvés Et quVi l'instant, (u me lisais, ma chère, (Feuilletant le livre.) Je ch' rrhe en vain, où sont-ils?
GENEViiVE, portmit la main à son coeur. Là, mou père.
Par mon amour, c'est là qu'ils sont gravés. Et pour toujours c'est là qu'ils sont gravés.
C'est là que vous pourriez les lire... sans le voile qui couvre vos yeux... et que mon amour ne peut écarter.
CLÉRAMBOURC, uvec ériiolion. Ah! toi seule as raison!., toi seule... tu sais aimer... Tu te sacrifierais
pour me rendre heureux et moi..... dans mon
égoïsme... dans ma jalousie!..
GENEVIEVE, Voyant son père qui tend les bras vers elle en suppliant, et qui se met presqite à genoux. Mon père! que faites-vous?
CLÉRA.MBoiRG. Pardop, mon enfant, pardon!., car je suis bien coupable!
GENEVIÈVE. Vous... nion Dieu!
CLÉnAnBODRG.
Air : Je n'ai point vu ces bosquets de lauriers.
Oui, ton amour, ma fille, est un trésor. Dont je ne puis supporter le parUige; Cest mou seul bien, et tout à l'heure encor. Quand il fallait, signant ton mariage.
Me prononcer et choisir à l'instant, Ce colonel... vois... quel sort est le nôtreî Ce colonel était si séduisant...
GENENIÉVE.
Eh bien! mon père...
CLÉRAMBOURG
Enfin, tu l'aimais* tant...
Que malgré moi, j'ai choisi l'autre.
{Sur un cri de Geneviève.) Pardonne-moi! j'ai choisi l'aatre!
CLËRAMBouRO. Mais jc m'cu punirai. ..je te lejure T.. J'irai trouver .\drieii... je le supplierai de me rendre ma promesse,etd'acciq)ter en échange... la moitié de ma fortune...
GENEVIEVE. Lui ! il lie voudra jamais!..
CLÉRAMcouRG. Quc faire alors?
f.KNEviÉvE. Ce que doit faire un loya! négociant... tenir votre parole.
ci.ÉRAMBOi'iiG, /ies/ten(. Mais... mais l'autre qui te plaisait?..
GENEVIÈVE, souri'ant. Oui... au bal!., mais vous vous y connaissez mieux que moi... et je suis persuadée qu'Adrii.n fera un meilleur mari.
CLÉRAMBOLRG. Vraiment!..
GENEVIÈVE, avec joie. Vraiment! je suis enchantée de l'épouser...- IReneontrant un regard inquiet (le Clèramhourg.) parce qu'au moins je resterai ici... nous ne nous quitterons pas! rien ne sera changé!.. Oui, mon père,., vous ne vous apercevrez même pas que je suis mariée... ni moi non plus...
CLÉRAMBOURG, avec joie. .\ la bonne heure... et à cette condition-là...
GENEVIÈVE, à part, avec joie, et apercevant Adrien. Adrien !!