ADRIEN, CLÉRAMBOURG, GENEVIÈVE
ADiUEî^, près de la porte, tremblant de joie, et n'osant entrer. Est-ce vrai... Monsieur... est-ce vrai? cette lettre que vous venez d'écrire au colonel... et où vous lui disiez que c'est moi..... que vous choisissiez?
CLÉRAMBOURG. Eh! iiui... Et à moins que tu ne refuses encore de faire honneur à ma signature...
ADRIEN, enlraiU vivement. 0\il non. Monsieur... (Avec tiniidilè.) mais Mademoiselle...
GENEVIÈVE, regardant Adrien avec tendresse. Mademoiselle... obéit comme toujours à son père! [Adrien vet/t S^ék^cer vers elle pour la remercier; elle l'arrête d'un geste.)
CLÉRAMBOURG, Qvec joic et prenant le bras de sa fille. Et tu fais bien, ma fille... tu fais bien! Quant à l'époque du mariage nous verrons nous en reparlerons...
GENEVIÈVE, «ra»7MiWcme;U. Oui... nous en reparlerons... rien ne presse!
ADRIEN, o voix bossc. Mai S Mademoiselle...
GENEVIÈVE, vivement. Taisez-vous donc!
CLÉRAMBOURG. D'icl... à uù mois... ou deux...
GENEVIÈVE, froidement. Ou trois... je profiterai de ce temps-là pour me rendre à Paris... chez ma tante.
CLÉRAMBOURG, vivement. Toi, me quitter?..
GENEVIÈVE. Puisqu'elle m'atlend... et qu'il n'y a pas de prétexte pour ne pas partir.
CLÉRAMBOURG, ovec, impatience. Maissi tu te mariais cependant...
GENEVIÈVE. Ah! c'est différent!., ce serait elle alors qui serait forcée de venir... et ça fa dérangerait peut-être.
CLÉRAMBOVRG, de même, et tenant toujours sa fille sous le bras. Qu'est-ce que ça me fait... je vais lui écrire... lui faire part de ton mariage...
GENEVIEVE. A la bonne heure...
GENEVIÈVF,
cléuamboL'rg, eivmcnaiil toujours sa fille sous le bras. Et lui apiireinlrc (|ii'il aura lieu... d'ici à Iiuit jours. {Adrien fait un geste de Joie.)
GEM-,vrF.\T, froidement. Conimc vous vouilroz. [En parlant ainsi, Clérambourg a emmené sa fdle jusqu'à la porte du fond. Il se retourne alors et aperçoit Adrien qui est resté seul sur le devant du théâtre à (jauelie.)
ruiiiAMBOURG, à Geneviève. Et tou mari ([ui re^l^ là?....
GENEVIEVE, d'wx air naturel. C'est vrai... je l'ouliliais.
CLÉRAMBOUBG, à SU fdle, cl d'un air de reconnaissance. CVst gentil ce que tu médis là... [A .idrien.) Allons, viens donc.
GENEVIÈVE, tendant la main à Adrien. Eh! oui. Monsieur... venez doue !.. {Adrien se précipite sur la main de Geneviève, qui la lui donne à baiser, pendant qu'elle donne toujours lu bras à son père.)
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VIALAT ET C", IMPRIMEURS ET ÉDITEURS
JULIETTE, prêsnttaiit te paqutt à Gédèon. Rcconnaissez-voiis ctia, mon oncle. ^ Acte ler, scène 9.
OSCAR
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