SCÈNE V
FLORVAL, BABET.
BABET, accourant. Me voilà, iMousiour,
FLORVAL. C'est la fdle do iioiri; bote I je n'avais fait que l'entrevoir; le vieux co(|ulli cui'htï sa jouue fille avec autant de soin que sou vieux vin. Ou n'est pas plus jolie!
BAUET, minaudant. Ab ! Monsieur est..,
FLOnvAL. Connaisseur et ainateur; CHr, ma charmante Babet.je t'aime à In folie; et toi?
BAiîET. Pour la première fois, la dcclaralion cot leste; mais savez-vous i|nije suis?
FLonvAL. Qui tu es? tu es... tu es cbartiIttHte.
BABET. Tu . . . toi 1 mais voyez donc, il ose me liitovcr.
Air du vaudeville du Petit Courrier.
Ah mon Dieu! qu'il a l'air vaurien!
Vraiment, messieurs les mousi|iietaires, Quoi(pie nnns ne sovons pas (iins.
Après tout, nous vous valons hien.
Vous êtes braves, nous peulilles; Et sachez, quand on est galautj Que c'est l'ennemi, non les tilles.
Qu'il faut mener tambour battant.
FLORVAL. Pardon, j'ai oublie le respect que je vous devais; mais tes yeux, friponne, m'inspirent l'amour le plus vif, le plus Constant ; je t'adore, il faut m'adorer; allons, accepte, ou acceptez.
BABET, à part. Oh! connue il est impertinent! c'est vraiment douunage. {Haut.} Je ne veux pas vous ôter toute espérance; peut-être avec le temps, un caprice; qui sait!
FLORVAL. l'n caprice! c'est différent! Mais fais que ce caprice te vienne promptement.
BABET. Et que dira Bastien, mou futur?
FLORVAL. Ce (|iril VDUilra. L'amant d'abord, le mari après.
BABET. Voilà une jolie morale!
FLORVAL. Mais c'est que tu es d'une sévérité...
BAUET. .Mais c'est que vous demandez des choses impossibles.