SCÈNE XIV
FLORV.\L, SCUDÉRI, MADEMOISELLE SCUDÉRI, BERTRAND, BARET, BASTIEN, Vo.sins et Voisines, PLUSIEURS ViLLAHEOis, amiés de foiirclies, de bâtons, de vieilles carabines, etc.
(Ils entrent sur l'air : Cocu, coou, etc.]
BERTRAND. Monscigneur^ je vous annonce votre armée.
FLORVAL, s'assci/ant. Faites ( ntrer.
BERTR.\ND. P-îr ici.
FLOUVAL, à la reprise.
Bataillon intrépide, Que l honneur seul vous guide ,
BERTRAND
Tâchez d'avoir du coeur.
Et surtout ii'.Tvez pas peur.
CIIQEIR Bataillon intrépide, etc.
{Roulement de tambour et à grand chœur.) Honneur il Monseigneur!
BERTRAND, auxpaijsans. Comme je vous disais donc, ils voulaient l'assassiner, et sans mon courage... Ah çà, vous servirez de témoins, n'est-ce pas?
LF.S PAYSANS. Oui, tOUS.
FLORVAL. Qu'on m'amène les coupables! (Un villageois entre dans le cabinet. )\ons, Bastien, entrez dans leur chambre, saisissez tous leurs papiers, et app(ntez-les-moi ; ils doivent contenir les noms de leurs complices, et les preuves de leurs forfaits... Allez!..
LE VILLAGEOIS, Sortant de la chambre de Scudéri. Suivez-moi, Monsieur, la résistance est inutile.
sciDÉRi. Voudrait-on se moquer d'un homme comme moi?
MADEMOISELLE SCUDÉRI. Quc Signifie Cette violence?
Ain : Y approche un p'tit brin (D'une jovbnée chez Bancelin .
Pourquoi ces éclats,
Tout ce fracas,
Cet embarras?
Que iiinis vrut-on7
Parloiat-on,
Me dira-t-ou
Par ipiel mystère?-.
Sonl-ce des voleurs.
Des ravisseurs
Ou des biigands,
On des amants.
Pour m'éprouver
On m'eidev.'r.
SCUDÉRI. Puiscjn'il y a un prince dans cette maisnn, présentez-nous à son altesse, elle nous recomiaitra sans doute.
L'AUDliRGE.
FLORVAL, Cas, à Bertrand. Faites-les approcher.
UF.iiTiiAND, durement. Allons, av.meez.
scuDÉRi. Je suis M. de Scudéri, homme de lettres, gouverneur du château de Notre-Dame de-la-Garde.
MADEMOISELLE sciDÉRi. Je SUIS mademoiselle de Scudéri, sa sœur, auteur dramali(|ue.
Fi.ORVAL, détournant la tcte et grossissant la voix. ÎS'oms supposi'S !
BERTiiAND. Noms supposés! preuvc tonvainranle!.. [l'endanl tout ce morceau, Florval est assis sur le devant du théâtre, àla gauche du spectateur. Un peu plus loin M. et madcmoiseW' Scudéri, qui ne peuvent h- voir que par derrière, et que les villageois empêchent d'approcher.)
MoncEAU d'ensemble
D.; m. Doche.
Vo.vi'Z comme ils sont confondus!