SCENE V
Les PRÉCÉDENTS, UN DOMESTIQUE.
LE iiomestique, annoTiçant. Monsieur .\médée de Versigny!
ADINE, ijoussant un cri. Ah!..
MADAME DE CHAVANNES, couraiit â elle et avec intention. }iIaladroite!.. tu t'es fait mal!..
ADINE, la comprenant. Oui, maman, oui; mon pied a rencontré ce meuble...
MADAME DE CHAVANNES. Je te disais bien de prendre garde. {Au domestique.) Priez M. Amédée de monter. (Le domestique sort. — A Adine.) Eh bien! eh bien! te voilà toute tremblante.
ADINE. Oh! ne vous jouez pas de moi ! Comment cela se fait-il?
MADAME DE CHAVANNES. De la manière la plus simple et la moins njmanesque. Sachant son arrivée à Paris, je cherchais quelque moyen adroit de l'attirer chez moi, lors(|ue luimême a demande à m'étre présenté. Voilà toute ma magie...
ADINE. Je vais donc le voir?
MADAME DE cHAv.\NNES. Nou pas ! tu vas uic fairc le plaisir de nous laisser!..
ADINE. Vous ne voulez pas que je reste avec vous?
MADAME DE CHAV.wNES. Tu sais si bien maîtriser tes émotions... tout à l'heure, devant ce domestique!.. Que seraitce devant lui?.. Ainsi va-t'en !..
ADINE. Qu'est-ce que je vais faire pendant ce temps-là? à
quoi songer"
LA GMANUAIÉRE.
MADAME DK (:IlAVA^^^,s. A tii toilellc pour ce soir. ..
AriiNK. C'est si cnmiyciix !
MADAMK iiK {■HAVA^^■|■:s. Mais eel:i occuiie... ircst lui!.. va-l'en... va-t'en... {Adine sort en courant par la pnHe a gauche.)