‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 794 sur 975 · LE CHEVALIER, JULIE · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, JULIE

[Julie sort de chez la duchesse.)

LE ciiEVALiEii. Ail! c'cst VOUS, JuHe, le ciel en soii loué !

jLT.iE. Vous qui ne vouliez plus rac voir; qu'avez-vous donc? N'eritrcz-vons pas dans la salle du bal, où l'on vous attend sans doute?

LE CHEVALIER, SOUS l'écouter. Où est votre mari?

JULIE. A la caserne de Havmond, où je vais le trouver, pour retourner ensemble chez nous.

LE CHEVALIER. Ganloz-vous-en bien, qu'il n'y retourne jamais, sa libcrlé est menacée.

jci.iE. Ociel! mon mari !

LE CHEVALIER. Et cc w. sout poiut Ics sculs dan?;crs qui l'attendent. .Mais je déjouerai leurs infâmes complots. Que (iéiard se caclic seulement jusqu'à ce soir.

JULIE. Mais où lui trouver un asile?

LE CHEVALIER, »•p//('cA/ss«H^ OÙ? clicz M. le duc do Penthièvre. Si ce digne prince était à Paris, l'autorité de son nom, de ses nobles verlus nous protégerait. N'importe, je vais vous conduire à son botel, il est ouvert à tous les ii;fortunés, son lioninie de ciuiliauce vous y rcievra. Pendant ce temps, je me prucurerai des chevauv. Pans deux lieures, j'irai vous chcrcber, et demain vous serez loin de Paris.

JULIE, sejetani dans ses bras. Ali ! connuent vous remercier !

LE CHEVALIER. Eu uio donnant la force de t'ouliliei'. On vient, je les entends, leurs fêtes me poursuivent jusqu'ici. (Se dégageant des bras de Julie.) Julie! Julie! pense à Gél'ard. [Julie pousse un cri, s'arrache des bras du chevalier, et se préci]iite vers la porte à yauche, tandis que celui-ci sort par la porte à droite.)

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