LE CHEVALIER, JULIE
[Julie sort de chez la duchesse.)
LE ciiEVALiEii. Ail! c'cst VOUS, JuHe, le ciel en soii loué !
jLT.iE. Vous qui ne vouliez plus rac voir; qu'avez-vous donc? N'eritrcz-vons pas dans la salle du bal, où l'on vous attend sans doute?
LE CHEVALIER, SOUS l'écouter. Où est votre mari?
JULIE. A la caserne de Havmond, où je vais le trouver, pour retourner ensemble chez nous.
LE CHEVALIER. Ganloz-vous-en bien, qu'il n'y retourne jamais, sa libcrlé est menacée.
jci.iE. Ociel! mon mari !
LE CHEVALIER. Et cc w. sout poiut Ics sculs dan?;crs qui l'attendent. .Mais je déjouerai leurs infâmes complots. Que (iéiard se caclic seulement jusqu'à ce soir.
JULIE. Mais où lui trouver un asile?
LE CHEVALIER, »•p//('cA/ss«H^ OÙ? clicz M. le duc do Penthièvre. Si ce digne prince était à Paris, l'autorité de son nom, de ses nobles verlus nous protégerait. N'importe, je vais vous conduire à son botel, il est ouvert à tous les ii;fortunés, son lioninie de ciuiliauce vous y rcievra. Pendant ce temps, je me prucurerai des chevauv. Pans deux lieures, j'irai vous chcrcber, et demain vous serez loin de Paris.
JULIE, sejetani dans ses bras. Ali ! connuent vous remercier !
LE CHEVALIER. Eu uio donnant la force de t'ouliliei'. On vient, je les entends, leurs fêtes me poursuivent jusqu'ici. (Se dégageant des bras de Julie.) Julie! Julie! pense à Gél'ard. [Julie pousse un cri, s'arrache des bras du chevalier, et se préci]iite vers la porte à yauche, tandis que celui-ci sort par la porte à droite.)