‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 808 sur 975 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Les PRÉCÉDENTS, ALFRED.

ALVREo. Bonjour, mon oncle. Comment cela va-t-il? J'apporte de lionnes nouvelles.

i.E GÉNÉRAL. Et nioi uussi. Car jc te présente au vicomte de La Morlière, l'ancien ami de ton père.

ALFRED. Un ami démon père! (Lui donnant la main.) J'es-

AVANT, PENDANT ET APRÈS

CAniCALi.A. Frcore un sacrifice à la oatrie, — Scène 4-

pcrc «nie celte arailié-là sera héréditaire, et que vous daignerez la liaii>iiiet[ro à son fils.

LE VICOMTE. Oui, oui, uiuu jcuue aiiii; entre nous autres tout se transmet, je le vois, jusqu'aux Lons sentiments.

LE GÉNÉRAL. C'est uu aucieu eonipaynon de La Pejruu:-e, qui, après quarante ans d'exil, revient en son pays, qu'il trouve un peu changé.

ALFRED. Mais sa fortune doit aussi rètre?

LE GÉNÉRAL. Pour Cela, nous n'en avons pas parlé, parci' que cela me regarde.

LE vico.MTE. (Jue voulcz-vous dire?

LE GENERAL

Air : Ces postillons.

D'un commerçant si l'état vous fait honte. Vous pourriez l)ien retiiser sans façon L'industriel, mais non le noble comte; Car je le suis, et dans l'occasion.

Je fais valoir et mon titre et mon nom.

LE VICOMTE, lui prenant la main.

Malgré vos torts, malgré votre ricliesse.

.\li! il.ins ce cœur si iironipt a ni'obliger, Il est un fonds d'immuable noblesse Qui no [ji'ut dLMOger.

LE GÉNÉRAL. A la honuc heure. Vous acceptez, et vous voilà au-si de la famille. Tu disais donc, mou chei- All'red, qu'il y avait de bonnes nouvelles?

ALFRED. Oui, mon cher oncle, les élections s'annoncent hien, et j'espère qu'aujourd'hui la Chambre aura en vous mi bon député de plus.

LK VICOMTE. Les élections, la Chambre ; qu'est-ce que cela?

LE GÉNÉRAL. Ce Serait trop long à vous expliquer en un jour; car il a fallu quarante ans pour en arriver là : quarante ans d'orage.

Air de la Sentinelle.

Vous souvient-il qu'autrefois je disais:

Cet horizon annonce la tempête?

Elle est venue... horriljle en sus excès, Et trop longtemps gronda sur notre tète. Mais des débris dispersés, confnnilus, L'ordre rennit.

LAGNY. — Impriman'e de VlàLAT et Cie, — Wo 4 —

IS

AVANT, PENDANT ET APRÈS

LE VICOMTE

Et tous, aiiri'S l'orage, A lem-s vil.ices sont revenus.

LE GÉNÉBAr..

Oui, tous... excepté les iilnis, Qui sont restés rlans li' u.iufr.Tgi'.

(te ijnu'rnl va s'asseoir ((ii/wr.v de lu tahie à droili'.)

i.E vico.MrE. Je iii> l'ouiiJivinls p^is; iiuiLs co.-it l'gal. i.l .1/fred.) Kl les pliisirs, cl la jciiiiç-so, cnmmcnt vous anlivs gentilslioiiimcs menoz-viuis tniit rola?

.arnr:!). A mrrvoiile.

LE VTcoMTii. C'est bicii, cVst tics-iiieii , je me recoiiiwii.s lii ; fa me rajeunit. Et les dettes, lis eivanriei's, cti as-tii lieaiicoup ?

ALFRED, l'as lin seul.

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