vieciMTE. Ton onde les a (loin- payés ce matin
Ai.iRKD. A|)ptvnez une je paye moi-mèuie ce ([ue je (luis.
ir VICOMTE. Est-il Ijoni'gcois, le paii' île France I Et ta petite maison, j'espère qu'elle est jolie, et que tu m'y mèneras; que tu niius clomieias un petit souper.
Ai.i'iiED. C'est (pi'on ne soupe pins.
LE vico.MTE. Ah! mon Dieu!
ALFRED. Mais c'est tout comme, on dine à sept heures.
LE vico.MTE. Plus de petits soupers, plus de petites maisons; je ne reconnais plus la jeimes.se d'à présent : je la retrouve toute dérangée. Et à '{»<» . je vous le dem.nule. s'occupent les jenne.s gens?
ALFULD.
Am : // me faillira quitter l'empire.
.\ussi gniaiits (lue vous, .lussi fnlilrs. Mais moins légers, moins l'ulilcs enlin, Us vont erahncnt (lu Ijoudoir rie nos belles A l'atelier de (iérard, de Gudiii.
Ils vont entendre, admirer IV/Zeiiiai'ii,. . Vers les beaux-arls, les ylaiisirs, la ^ci<;ii,ce. Courons, amis, courons en iilbùry, Dépéchons-nous : le siècle rajeuni Avec ardeur vim-s là gloire s'élance, nichons d'aller aussi vite que lui.
-Mais, à propos de plaisirs, comment ma taule et ma cousine se sont-elles tr()uvées de la repré.senlalion -d'hier".' Je ne vous ai pas encore demande de leurs nouvidles.
LE VICOMTE. Comment, mon clier comte, vous êtes marié'? et vous ne me le dites pas, et vous ne me faites pas Caire connaissance avec votre jeune femme?
LE GÉNÉRAL. Jcunc ! jeuue en notre genre; et puis ensuite, vous la connaissez dejii. Tenez, la voici. {Alfred va au-devant de sa tante, et lui offre la main.)
SÇENK V.
Les précédents, JULIE.
LE GÉNÉRAL. Arrivcz, chèrc aiuic, c'est aujourd'liui le jour des recdunaissances, et voici lo vicomte de La Morlière i]iii désire vous présenler ses hommages et ses compliments.
LE VICOMTE. 0 ciel! en croirai-je mcsyeii.v?
LE GÉNÉRAL. Quoi! VOUS la reconnaissez encore? Eli liicn! mon aini, en fait de con;pliineiils, vous ne pouviez |ias lui 1 en adresser on plus llatteiir.
i.E vicomte. C'esl la petite Julie ! c'est la femme de Gérard !
LE GÉNÉRAL. C'est là mienne à présent. Gérard, qui fut notre sauveur, notre protecteur, notre ami, est mort à Austerlilz comme un hrave qu'il était.
LE VICOMTE. .\UStCl'lilz!
LE GÉNÉRAL. Oui, ciicorc iinc qiic VOUS ne connaissez pas; et j'ai pu enini acquitter la dette de l'amour et de Ihunneur.
.\in : La clinix que fait tout le village. Ma deslinéc à la sienne est unie, .Xprès tant de maux, de tourments; Autrefois je lui dus la vie.
Et le bnnli.'iir depuis vingt ans.
JCLIE.
Oui, pour nos cœurs où la paix est rentrée, Sur nus vieux jours le bonh.'ur luit entin, Profilons-en; une belle soirée F.iil oublier l'orale du malin.
LE GENÉ.iAL, au ricomte qui e.sl dans ht dernii've aijHaliim, el qui veut sortir. Eh mais, vicom'.e, qu'avez-vous donc? LEVico.MTE. Jeuepnisrester danscelte maison, jem'eii vais.