‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 814 sur 975 · SCÈNE LV · texte numérisé non relu

SCÈNE LV

Les précédents, MORIN.

.MORiN, à voix basse. Monsieur, voilà quelqu'un qui descend de voiture, et qui ilemande à vous parlej-.

LE GÉNÉiUL. Quel ost-il?

.MORiN. Vous ne le croiriez jamais! il a un parler si buinblc et si doux; et puis ses gens, sa livrée, jusqu'à ses chevaux, tout cela a z'un air si digue, que j'osais t'a peine le regarder, lorsqu'on levant les yeux, je reconnais dans ce seigneur si respectable mon ancien collègue, le citoyen Sénèque.

AVANT, PENDANT ET APRÈS

LE GitNÉRAL, bas. Sileiice. {Haut.) C'est M. GoberviUc : qu'il entre.

LE VICOMTE. Oui, qu'il filtre! {Bas, à Alfred.) J'en suis charmé, nous allons à nous deux lo julfr par la fenèlrr.

ALFRED. C'était bon avant la révolution; mais maintenant on ne jette plus personne par les lenètres, pas même ses créanciers.

LE VICOMTE. Et qu'est-ce qu'on leur fait donc?

ALFRED. On les paie.

LE VICOMTE. Quel absurclc régime!

LE GÉNÉRAL. Alfred, Derncval, j'exige que l'affaire de ce matin n'ait pas de suite, et j'espère vous revoir après mon entretien avec votre oncle.

derneval, s'incUnant. Monsieur, je suis à vos ordres. [Il sort, le général le reconduit.)

ALFRED, lit moi, alors, je cours trouver ma tante et ma cousine, les prévenir de ce qui se passe. {Auvkomte.) Venez.

LE vicomte, à Alfred qui l'entraîne. Oui, tu as raison, je ferai mieux de m'en aller; car la vue seule d'un procureur...

.^IR : J'ai va le Parnasse.

Si j'en vois jamais sur ma route...

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