DELMAR, JOHN
DELMAH, travaillant à son bureau. Heim! qui vient là me (léraiiger? voiiii uno scène que je n'achèverai jamais. Eh bien ! John, qu'est-ce que c'est?
iony. Monsieur, c'est aujourd'hui le 1b avril; elle monsîiur qui a retenu l'appartement du quatrième vient s'y installer.
DELMAH. Est-ce que je l'en empêche"?
JOHN. Non, Monsieur; mais il veut vous parler, jarceque c'est lui qui a aussi retenu l'appartement du premier, visà-vis ; c'est pour des personnes de province.
dëlm.vr. .le dis qu'il n'y a pas moyen de travailler, quand on est homme de lettres et qu'on a le malheur d'elre propriclaire. Je sais bien c[ue l'inconvénient est rare. Mais cniin, vùilii une scérie d'amour, une situation dramatique...
Aiu de Partie carrée.
A chaiiue instant ou m'importune; Il faut quitter les muses pour l'argent. On Veut avoir et génie et fortune Tout il la fois! impossible, vraiment!
Lorsque l'on est au sein de l'opulence.
L'esprit ne fait qu'embarrasser; Voilà pourquoi tant de gens de finance Aiment mieux s'en passer.
JOHM. Monsieur, je vais renvoyer le locataire,
Diîi.MAR. Eh non! ce ne serait pas honnête. Qu'est-ce que c'est?
JOHN. Je crois que c'est un médecin.
PELM.Mi. Un médecin ! dial)le, les méilecins, c'est bien usé ! J'aurai- préféré un locataire qui eût un autre état, un état orit-'inal; cela m'aurait t'ourni quelques sujets. |.I John.) C'ist égal, lais entrer. {John sort.) J'ai jusiement un vieux nkilicni à uicitre en scène; et peut-être, .sans qu'il s'en doute, ce brave homme pourra me servir.