SCÈNE IV
Les MiÎMF.s, ZACHARIE, .JONAS, MATIIISEN.
l^mÉS, à âenii-voir, à Berthe , et redescendant avec
crainte les marches de l'escalier.
Quels sont ces hommes noirs aux figures sinistres?
BERTHE, de même.
On dit que du Très-Haut ce sont de saints ministres. Qui depuis qnebpie temps parcourent nos cantons. Répandant parmi nous leurs doctes oraisons !
JOXAS, MATIUSEN ET ZACHVnlE, « VOix hoUtC.
Iterum ad salntares undas, Ad nos, in numiue Dei, Ad nos venite, popnli!
LE PKOPHÈTE.
Écoulez! écoutez le ciel qui les inspire;
Dans leurs traits égares voyez quel saint délire.
LES TROIS ANABAPTISTES
0 peuple impie et faible ! 0 peuple misérable! Que l'erreur aveugla, que l'injustice accable!
ZACHARIE
De ces champs fécondés longtemps par vos sueurs Voulez-vous être enfin les maîtres et seigneurs?
LES TROIS ANABAPTISTES
Ad nos venite, populi!
JONAS, à un (les paysans lui montrant te château. Veux-lu que ces castels, aux tourelles altiéres, Descendent au niveau des plus luiuibles chaumières?
LES TROIS ANABAPIISIES.
Ad nos venite, populi !
MATHISEN.
Esclaves et vassaux, trop longtemps à genouXj Ce qui fut abaissé se lève !.. Levez vous I