ZOÉ, CÉSARINE, EDMOND
zoK, à part. Imprudente! elle s'en va! Ne les quittons pas, ou tout est perdu. [Elle va s'asseoir près de la table et reprend son (mvrage.)
CKSAKiNK, se retournant el apercevant Zoé. C')nimenl, elle travaille! moi qui lui supposais de l'esprit! {.ipres un instant de silence, voyant Zoé qui travaille toujours sans lever les yeiLr.) Mi chère Zoé...
ZOÉ. .Madame...
CESARINE, à demi-voix. Il faut absolument que je lui parle sur cette députalion et les chances qu'il peut avoir...
ZOÉ. Vous avez raison ; parlons de lui.
f.ÉSAiiiNE. Cela va bien vous ennuyer!
ZOÉ. Du tout; je n'ai rien à faire.
cÉsAiu>E, à part. Elle ne comprend donc pas!
ZOÉ. Vous m'avez promis des leçons, et j'apprends en vous écoulant.
IN DOMESTiQiE, entrant. Monsieur de Monthicar.
ZOE, à part. Qu'il soit le bienvenu !
cÉsARiNE, à part. Allons... ce n'est pa' assez do la femme, il faut encore le mari. (Avec impatience.) Je n'y suis pas! je ne puis pas recevoir !
LE DOMESTIQUE. Il nc vcut dirc qu'un mot à Madame.
CÉSARINE, vivement, à Zoé. C'est différent ; voyez ce que veut votre mari; demandiz-lni...
z lÉ, interdite. Moi!..
CÉSARINE. C'est tout naturcl. (.lu domestique.) Conduisez Madame... Allez, ma chère amie, ne le faites pas attendre; c'est peut-être important.
ZOÉ, troublée. Eu vérité, je ne sais si je dois... ■
CÉSARINE. Et pourquoi donc?
ZOÉ, montrant Edmond. Je suis sûre qu'il va vous dire des choses si extravagantes que je fftrais mieux de rester... dans votre intérêt...
cÉsvRiNE. Ne songez qu'à ceux de votre mari ; vous êtes trop bonne. A'Iez donc... [D'un ton impérieux.) Je vous en prie.
ZOÉ, à part. Ah ! je reviens sur-le-champ! [Elle sort avec le domestique, et Césarine redescend à droite du tlv'-àfre.)