‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 892 sur 975 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Les précédents; JEPHTÈLE, soulevant la toile de la tente, à yauclte, et paraissant.

jEPHTÉLE,s'ai'a»içanf entre eux, et s'adressant à Ruben. Consentez-y, mon père... et laissez-le partir !

[A Aiail.)

ROMANCE

PBEHIEB COUPLET.

Allez, suivez votre pensée.

N'écoutez que vos goûts!

Votre sœur, voti e fiancée.

Priera le cii 1 pour vous !

Votre retour peut seul nous rendre

La puix et les beaux jours!

Parlez!., moi je vais vous attendre

Et vous aimer toujours!

^Sitlt déroule le voile paeiC autour de ea laiVe et le lui présmtr.) DEl XIÈME COITLET.

(iardez ce tissu .. le seul gage

Que j'olfre .à mou ami !

(Ju'il vous préserve de l'orage!

Revenez avec lui I Et sous la tente iiateriielle,

Témoin de nos amours.

Le bonheur, comme moi lidèle,

Vous .itlendra toujours!

AZAEL.

Je revientlrai bienlùt !.. Oui, crois en ma constance . A loi seule, Jephléle, et mon cœur et ma loi !

JKPHIELE, à Hitbeii, d'un air suppliant. Voui consente??..

[t'ot/onl t^u'll Itê^tte, elle lui ftif à demi-voix et avec douUur.]

J'aime mieux sou absence Qwe sa tristesse, auprès de moi.

RicEN, ai'cc p'mod'on.

Tu la veux!., lu le veux!.. Que le Dieu d'Israël Veille encore sur lui, loin du toit paternel !

FINAL

AZAEL, s«i4j, et à part, pendant que Jeplilèle s'est rapprochée de Ruben, qu'elle console.

0 bonheur du voyage !

Beau ciel! climits nouveaux Puni je crois voir l'im ige Et les riants tableaux !

0 liberlê chérie!.

Plus de fre n, plus de loi !

Le monde est ma patrie, Luni\ers est à moi!

RUBEN

0 funeste voyage!

Pour lui, pour son repos.

Je redoute l'orage Et les périls nouveaux!

Que ma voix qui supplie, Seigneur, arrive à toi !

Que l'entant qui m'oubhe Revienne auprès de moi !

JEPHTÉLE.

Mon Dieu, dans ce voyage.

Veille sur son repos !

D'une mer sans orage Qu'il allronte les tlols!

Que ma voix qui te prie, Seigneur, arrive à toi !

Que l'ingrat qui m'oublie Revienne auprès de moi!

AZAEL, remontant vers le fond de la tente. Ah ! j'ai vu les lueurs de l'aube blanchissante. Allons ! allons ! c'est trop longtemps dormir !

[Appelant.]

Levez-vous, serviteurs !

[Plusieurs serviteurs commencent à paraître.) Du départ qui m'emli.inte Il faut vous occuper!.. Allons, il faut partir!

JEPUTÉLE, vivement et avec douleur.

Déjà!

L'ENFANT PRODIGUE

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