IN HABITANT DE MI.MPHIS
Si j'en crois leup costume, ils sortent tous les ileux De ces tribus, jnilis eu Étrjptc captives... Qui, depuis, de l'Euplu-ate ont env.ihi les rives!
RUUEN, s'upprmhimt du groupe à droite.
Il est nu enfant d'Israël Dont je pleure la longue absence ; Son nom, seigneur, est Aiacl!
Est-il dans cette ville immense?
Le savez-vous?
PREMIER GROUPE
Non, non!..
(iVl/sguEmetit.)
Que lui vçu\-lnV ■ al DEN , levant les mciiiix nu ciel urée un lièrent de douleur.
C'est mon lils! et je l'ai perdu !
JEPUTÈLE, au rieiliurd, et l'Oiilaiit 1, nlrainor. De leur Ion méprisant c'est trop soullrir l'outrage ! Éloignons-nous!
RIBEN.
Non, non, j'ai du courage!
(S'aiTeeiaut au seeond groupe qui etl debout au milieu du théâtre. iiÉme chani.) A Meni|ilii<, je suis arcouru, Cliercliant un nulde et beau jeune homme! Seigneurs, il est de ma tribu.
Et c'est Aîaël qu'on le nomme !
L'avcz-vous vu'?
I,E GROl'PE
Non, non! Que lui veux-tu?
RI BEN, avec une exprès, ion plus douloureuse encore. C'est mon lils: et Je l'ai perdu!
[f endatit le couplet précédent, ,izacl est descendu du pavillon avec Lia; mais à ta vue du vieiltaM qui est à quelques pas de lui, il s'arrt'fc, détourne II tête, et s'enveloppe dans son riche manteau de pourpre pour ne pas être rtcnimit )
A/.AEi,, fi part.
Mon père! ah! je nu; sens frémir!
De honte, s'il me voit, je n'ai plus qu'.à mourir!
[Il fait un pas pour s'éloigruir. Ruben, qui vient de s'avancer vers lut, le
retient timidement par son manteau. SIéme chant.)
nUBEN.
Pour mo[i lils, ô noble seigneur, Mon Azaël, je vous implcu'e!
Venez en aide à ma douleur!
Savez-vous s'il existe encore?
AZAEL, avec émotion, et détournant la tète. Non! il n'existe plus!
RUDEN, sant/lotant.
0 regret snpertlu !
Mon (ils! mou lils! je t'ai perdu!
[Ituben a caché sa télé entre ses tnains et fait quelques pas pour s'éloigner. En entendant SCO sanylots, Asael n« peut retenir son émotion, il se retourne et se trouve en face de Jephtcle qui suivatl Rubcn.) JEPUTÈI.E.
Dieu! que vois-je ?
AZAEL, à voix baise et lai saisissant la main. Tais-lui, tais-toi devant nn]U père!
Ou j'expire à tes yeux!
jEPnTÈi.E, de même et toute tremblante.
Je me tairai, mon frère !
Mais à moi seule, au moins, tu peux tout confier !
AZAEL, (/(- même et rapiilimeW.
Tautiit, au bord du Nil et sous le grand palmier. Voisin du temple!
JEPHTELK.
Adieu!., j'irai l'attendre!
[Elle rejoint Huben, qui chancelle et s'éloigna avec lui par la dr ite du spectateur.)
AZAEL, se diriffeant vers le leutple Oui, fuyons à jamais celle qui m'abusa!
NEFTE, paraissant au haut des marclies du temple. Je [le .suis pas la seule!.. Et si lu veux ni'euteudre. Viens! on te le prouvera!
[Sefté entraîne Azael dans l'intérieur du temple au moment oit parait le cortège se dirigeant au bord du fleuve pour le sacrifice. Le peuple, les Aimées se précipitent sur le théâtre en dansant et tn répétant le chant de ta pi emière «cène.)
0 céleste Isis, Aimable déesse!
0 céleste Isis, FdIedeMemphis!
0 loi jadis Tendre mallresse D'Osiris, Quitte les cieux Et préside à nos jeux Jojeuv!
Reine des eaux.
Tu li^ balances Sur les (lots; Relue des tlenrs,
Tu nuances
Leurs couleurs!
0 céleste Isis, etc.