‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 914 sur 975 · AMÉNOPHIS, NEFTÉ ET LE CHOEUR · texte numérisé non relu

AMÉNOPHIS, NEFTÉ ET LE CHOEUR

0 plaisante aventure !

Singulière figure, C'est bien lui, je le jure !

C'est lui sous ces haillons!

Son costume est modeste.

Mais sa fierté lui reste.

Et longtemps, je l'atteste.

Longtemps nous en rirons!

A mon malheur, vous insultez, ingrats !

AHE.NOPHIS.

Ingrats! Eh non, vraiment, nous ne le sommes pasi Par pitié, je veux bien te prendre à mon service!

NEFIE.

Et dupe jusqu'ici, tu pourras profiter... De nos leçons...

AZAEL, l'interrompant.

Que plutôt je périsse!

Infimes !

AMENOPHIS.

Libre à toi! tu peux ici rester!

NEFTÉ.

Et nous, continuons ce voyage prospère ! lîientOit nous reverrons les tentes d'Israël, j Kt nous dirons h ce vieillard, son père.

L'heureux destin du brillant Azaël AZAEL, poussant uti cri.

Ah! c'est le dernier coup!

(S'élançant prce de .\efté.)

Si la clémence encore Peut toucher votre cœur.

Que mon vieux père ignore Ma honte et mon malheur !

Sauvez-moi sa colère !..

i Inconnu .. j'aime mieux

D'opprobre et de misère Expirer dans ces Ueux !

NEFTE.

Je ne veux rien entendre, Et tout ce que je peux, Seigneui , est de vous rendre Ce gage précieux!

AZAEL, se traînant à ses g'^noux.

Ecoutez ma prière!

Pitié!., pitié!., je veux D'opprobre et de misère Mourir loin de ses yeux!

{NtfU le repouete et t'Hoignt m lui jetant /"«harpe de Jephlèle.) AMENOPHIS, NEFTE El LE CHOEUR.

0 brillante parure !

0 plaisante aventure !

Ah ! longtemps, je le jure !

Ah! ah! nous en rirons!

(Remontant vers te fond du théâtre )

Le ciel, tout nous l'atteste.

Nous devient moins funeste.

Et du jour qui nous reste.

Mes amis, profitons!

Allons!., allons!., partons!

AZAEL, ramassant Vécharpe de Jephtéle, qu'tl regarde avec honte.

Pauvre et simple parure.

Si modeste et si pure...

De moi vient ta souillure !

Pour moi point de pardon !

[Se traînant à droite du théâtre, tere un morceau de pierre sur lequel il tombe at>canti.)

0 jour que je déteste...

Nul espoir ne me reste!..

Et le courroux céleste Egare ma raison ! .

NEFTÉ.

L'horizon qui séclaircit Nous invite et nous sourit.

L'ENFANT PRODIGUE

Et, sous d'autres cieux.

Pèlerins joyeux,

(Regardant Àzaël.) Cherchons des amours plus heureux !

(Àméiiophis , IS'efié et leurs compagnons se sont éloignés. Azaël est resté seul , étendu sur la pierre , et à moitié évanoui.)

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