‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 917 sur 975 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

JEPHTELE, ^'avançant près de RUBEN, qufeUe contemple avec éinolion.

Quelle morne douleur! quelles sombres alarmes!

( Elli: s'approche de lui et lui dit :) Ali! j'ai vu sur sa joue une larme, je croi? RiBEN, l'essuyant viieinertt.

Non! non ! mes jeui n'ont plus de larmes! Mon coeur n'a plus d'amour!

JEPHTELE, avec rcproclie. Ah!

ni'DEN, vivement.

Si ce n'est pour loi!

JEPHTELE. ,

A vous seul, désormais, restera consacrée' L'inutile tendresse à votre llls jurée !

RiBEN, avec iniHyualion.

Lui! mon fils!.. Je défends qu'on prononce ce nnnil Moi!., je n'ai plus de lils!

JEPHTELE, d'un air suppliant.

Dans \o\w :'inie ulcérée.

Pour lui, u'est-il plus de pardon '!

BintN.

Jamais! non jamais!., point de grAce Pour les cœurs criminels, pour les enfants ingrats !

JEPHTELE, limidemeitt.

S'il revenait, pourtant !

RiiBE!?, avec colère.

S'il avait celte audace !..

Je ne veux pas le voir! qu'il porte ailleurs ses pas!

[Prenant la main de Jcphtèle.) Mais calme-loi, ma fille!.

[Avec amertume]

11 ne reviendra pas! .

{// rentre dans la métairie, à yauehe.)

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