‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 919 sur 975 · AZ.\EL · texte numérisé non relu

AZ.\EL

Pour un misérable, hélas!

En vos soins trop de bonté brille!

• JJEPHTiiLE.

Qu'enfends-je! à ciel! et qu'est-ce que je vois. Il détourne les yeux... ce trouble... cette voix!

AzaéU

AZ.tEL.

Ma sœtii' !

ENSEvtnLE. Dam les bras l'un de l'autre.

JEPHTELE.

0 campagne chérie!

0 tentes d'israél I Gessen! ô ma patrie!

Et vous, toit paternel!

,\h! tressaillez encore De joie et de plaisir.

Car ceUii que j'adore Vers vous va revenir!

0 campagne chérie!

0 tentes d'Israét !

Gessen! ci ma (latrie!

Et vous, toit paternel!

Lieux que mon cœur adore.

Triste et doux souvenir.

J'ai pu vous voir encore!

Adieu! je puis mourir!

(Mouvement plus agité.]

AZAEL.

Oui, je suis ce coupable Errant et misérable.

Que le remords accable Puisque le ciel vengeur!

Oui, flétri par le crime J'ai perdu votre estime Et laissé dans l'abime L'espérance et l'bonneur!

LENFANT PRODIGUE

JEPUTÈLE, arec force.

Non! non! et le coupable Que le remords accable Sait d'un juge équitable Désarmer la rigueur !

Que l'honneur vous ranime!

Et, sortant de l'abime, En retrouvant l'estime, RetrouTczle bonheur!

AZAEL.

Devant vous, je baisse la vue !

JEPTHÈLE

Relcvez-la iilutôt et regardez les cieus !

AZAEL.

Pour jamais je vous ai perdue !

JEPHTÉLE.

Le parjure d'un cœur n'en dégage pas deux!

AZAEL.

Qu lud j'offensais le ciel...

JEPHTÉLE.

J'apaisais son counoiw !

AZAEL.

Quand je vous trahissais...

JEPHTÉLE.

Je priais Dieu pour vous !

EHSEUBLn.

JEPHTÉLE.

Espérance au coupable Que le remords accuMe; De son juge équitable Il vaincra la riguour !

Que l'honneur vous ranini !

Et, sortant de l'abime, En retrouvant l'estime, Retrouvez le bonheur !

AZAEL.

A sa vois, le coupable Devient moins misérable ; Du lourmentqui l'accable S'adoucit la rigueur !

Oui, sa voix me ranime.

Et, sortant de l'abime.

Je rêve encor l'eslimc, L'espoir et le bonheur !

AZAEL.

Et mon père! mon père! ,

JEPHTÉLE.

Je n'ose vous bercer, hélas! d'un vain espoir... Dès longtemps, en silence, amassant sa colère. Il repousse un ingrat; il ne veut plus le voir! Son fils n'est plus, dit-il !

AZAEL.

0 trop juste vengeance 1 Mon père me bannit ! quel sera mon recours '!

JEPHTÉLE.

Votre seul repentir!

AZAEL.

J'ai lassé sa clémence!

JEPHTÉLE.

Ah! dans le coeur d'un père elle survit toujours! {Dernière slrctte du duo.

ENSEMBLE

JEPHTÉLE.

Courage! courage!

Et pour le iléchir, Elfacer l'outrage Par le repeutir !

Au pardon suprême Il nous rend nos droits, Et le ciel lui-même S'cntr'ouvre à sa voi.\!

AZAEL.

J'aurai le courage De vous obéir, D'eCTacer l'outrage Par le repentir!

Au pardon suprême Reprenons nos droits !

Un auge lui-même Me prêle sa voix!

AZAEL, reculant avec effroi.

C'est mon père !

JEPHTÉLE

Oui, c'est lui!

AZAEL, le regardant s'avancer lentement.

Sur son front, je crois lire La trace des chagrins, qui de moi viennent tous !

JEPHTÉLE.

Courage !

AZAEL, tremblant.

Il va me maudire I rt sur moi du Très-Haut appeler le courroux !

ENSEMBLE

JEPHTÉLE.

Courage ! courage !

Et jiour le fléchir, Efl'acez l'outrage Par le repentir!

Au pardon su|irème 11 nous rend nos droits, Et le ciel lui-même S'entr'ouvre à sa voix !

J'aurai le courage, Dussé-je en mourir, D'etl'acer l'outrage Par le repentir!

Au pardon suprême Reprenons nos droits !

Un ange lui-même Me prête sa voix !

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