‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 92 sur 975 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CÉSARINE, entrant par le fond et jetant .sur un meuble son châle et son chapeau. Impossible de parvenir jusqu'au ministre... il est à la Chambre, où dans ce moment la loi est en discussion... Sa présence est nécessaire; il n'a pu sortir ni venir me parler... « Après la séance, » a-t-il dit. Mais il sera trop tard. Tant que cette loi n'a pas passé... il a besoin de moi., il a quelque intérêt à me ménager... quelque avantage à être injuste; mais après... ce ne sera plus la faveur, c'est le mérite seul qui le décidera , et Edmond l'emportera... et je me ser.ii laissé jouer à ce point par lui... Non par lui... il n'en savait rien... il ne s'en doutait même pas, et c'est plus humiliant encore... mais par cette petite! Zoé... Je me vengerai sur elle... Et comment? . sur son mari ?.. ça lui est égal... sur son amant?., elle n'en a p.is!.. C'est jouer de malheur !.. mais patience... et ;ilors... Mais en attendant la loi va être adoptée... tous les députés (|ui veulent des places vont voter pour le ministère... et c'est mon mari qui en est la cause... c'est la première loi qu'il aura fait passer... et tout cela par cette maudite maladie que j'ai inventée... Si je le guérissiis... si je le comiuisais à la Chambre dans une tribune réservée... bien en face... Sa vue paralyserait les votes ministériels... Ah! le voici!

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