‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 97 sur 975 · CÉSARINE, BERNARDET · texte numérisé non relu

CÉSARINE, BERNARDET

CESAniXE, entrant vivement. Tenez, tenez, doctenir, voici une lettre détaillée que j'écris au ministre. Sonnez, qu'on l.i porte à l'iiLstanl même; aiki vite, et peut-être sera-t-il encore temps.

BERNARDET, prenant la lettre et la déchirant en plusieurs morccaur. Non, Madame, il n'est plus temps.

CESARINE. Que faites-vous? perdez-vojs la tète?

BERNARDET. Il u'est plus tcuips de m'abuscr ; je sais tout.

CÉSARINE. Vous ne savez rien! Et mon mari, où est-il?

BERNARDET, auec colére. Parti avec Edmond, parti pour les élections, et c'e.st moi qui l'y ai décidé !

CÉSARINE. 0 ciel !

BEHNAROET, «tiw ironit. Vous Ifiomphez !

CESARINE, dês''sp''rée. Au contr.dre !.. Qu'avez-vous fait?.. Vous nous perdez'

BERNARDET. .\ d'aulrcs ; on ne me trompe p;is deux f(Hs!

CESARINE. Écoulez-mili...

BERNARDET. Mais gcàcc au ciel, je puis encore vous faire repentir de votre trahison ; je puis renverser .M. de Vareunes.

CÉSARINE, avec joie. Est-il vrai?

BERNARDET. Je coucs au Collège électoral... je dévoHerai tout haut les manœuvres, les inlrigues(pie l'on a fait jouer... car il y en a eu... je le sais... j'en ai les preuves.

CÉSARINE. C'est bien!

BERNARDET. Jo les domicrai même, s'il le faut.

CÉSARINE, /'eneyurayfawf. C'est bien... c'est ce que je veux... c'est ce que je demande.

BERNARDET. Vous... je ne v.>u5 crois plus?

CÉSARINE N'importe!., allez... allez donc... ]iartcz vite... j(,' viins en prie... je vous en conjure.

BERNARDET. El VOUS seioz Satisfaite, car j'y vais à l'iiistaut.

LA GAMARADLUliï.

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