CAROLINE, LE COMTE
CAROLINE. Vous allez penser, Monsieur, (pie je tiens peu à mesre-dutions; car je m'étais bien promis que d'aujourd hunl ne sjraitpas question d'atTaires entre nous. Eh bien! -Monsieur, que me voulez-vous, et qu'avez-vous décidé?
LE COMTE. Je n'oserais vous le dire, Mailame; mais daignez m'enteiidre, etajjrès ce que je vais vous confier, j'espère^quc c'est vous-mènK.' qui prononcerez.
CAROLINE, à part. Eh ! mon Dieu, que veut-il dire "> je n'y suis plus. • J J
LE COMTE. Vous n'igiioicz jtas que, dernier héritier d'une famille fi\'S-nonibreuse, je ne devais jamais espérer le titre et les richesses dont je jouis aujourd'hui. Mon refus d'entrer dans les ordres m'avait hrouilli- avec mes parentsm lis j'avais fait de brillantes éludes, j'étais iiléindecour.igej d'inlhoisiasme; et, comme tous les j.unjs gensde mon âge' dans mes rêves d'indépeiul mee, j'espér i s ne devoir ma fortunt! qu'à moi-même. Je partis, sans prévenir personne