SCENE III
AMÉLIE, ADELE.
AMÉLIE. Ce pauvre Rodolphe, un charmant cavalier, estu folle de rompre avec lui?
ADELE. J'ai mes raisons.
AMÉLIE. Je ne clKMvbe pas à les pénétrer; mais ji; les devine peut-être.
ADÈLE. Depuis (piebpie temps il s'était arrogé di^s airs de domination exclusive, il devenait mari, et cela pouvait finir l>ar me eoiiqn-ouiettre, dans ce moment surt')ut... où il me faut redoubiiîr de itrudeiice et de précaution.
AMÉLIE. Et pourcpioi cela?
ADELE. Cet ami de mmi mari... ce Valdéja, est arrivé hier.
AMÉLIE. Valdéja! l'emieiui mortel de S<ipliie Mu-ini!
ADÈLE. Lui-même.
AMÉLIE. Elle m'en a dit tant de mal, que j'aurais bienenviie de le voir! Comment est-il?
ADELE. Effrayant.
AMÉLIE. Marini le disaitjoli garçon.
ADÈLE. Elle peut avoir raison, il est fort bien; mais c'est égal, il est effrayant. Il y a en lui quelque chose... Sais-tu ce que Sophie Marini a contre lui?
AMÉLIE. Elle ne me l'a jamais confié... Mais on prétend qu'autrefois... elle l'a aimé... Puis il a découvert qu'il avait des rivaux, et il s'en est vengé d'une manière indigne.
ADÈLE. Comment cela?
AMÉLIE. En la lai.sant trouver à un dîner où il avait invité tous ceux (|u'elle avait |tréfé'nîs... On no dit pas combien il y avait de couverts.
ADÈLE. Viiilà qui est affreux!.. Dieu ! c'est Crcponnc! qui peut l'amener?