‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 192 sur 783 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les précédeists, VALDÉJA, paraissant à la porte du fond. {Les trois femmes s'arrêtent étonnées.)

TOUTES TROIS. Valdcja !

VALDEJA s'incline et salue, puis les regarde attentivement. D'où vient donc. Mesdames, le trouble où vous jette ma présence? Aurais-je, par hasard, dérangé quelques combinaisons nouvelles?

SOPHIE. Non, Monsieur, rassurez-vous.

VALDÉJA. En effet, à votre joie mal déguisée, à votre physionomie radieuse, je vois que je n'ai rien empêché.

SOPHIE, ironiquement. Pourquoi ne supposez-vous pas que cette joie nous vient de votre présence, Monsieur?

AMÉLIE, avec ironie. El du plaisir que nous avens à vous voir?

VALDÉJA, froidement. J'en doute, on n'aime guère l'aspect d'un ennemi et d'un ennemi vainqueur.

ADELE, avec fierté. Est-ce pour me braver, Monsieur, que vous êtes venu chez moi?

VALDÉJA. Non, Madame, un tout autre motif m'y amène, et c'est au nom de M. Dareey que je viens vous parler.

ADELE. Au nom de mon mari!

AMÉLIE, bas, et avec joie. Quand je le disais !

ADÈLE. Que me veut-il?

VALDÉJA. C'est à vous seul»; que je puis le dire.

AMÉLIE. Nous renvoyer de chez toi; le soutTriras-tu ?

VALDÉJA. Je viens pour éloigner le mal.

SOPHIE. Et vous restez avec elle?

AMÉLIE, riant. Ah ! Monsieur croit se venger en nous privant de l'entendre; mais celte vengeance-là ressemble à une grâce.

SOPHIE. Moi... je serai moins généreuse et bientôt, je l'espère, il nous entendra; je l'y forcerai bien.

VALDÉJA. Quand donc?

SOPHIE. Le jour, et il n'est pas éloigné, où je vous apporterai des paroles qui vous frapperont à mort.

VALDÉJA, lui tendant la main. Soit. Touchez là, et maintenant que c'est une affaire convenue et que nous sommes gens à nous tenir parole...

SOPHIE. Sans adieu! sans adieu! {Elle sort avec Amélie.)

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