‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 236 sur 783 · SCÈNE Vlll · texte numérisé non relu

SCÈNE Vlll

MICHONNET, seul, écoutant vers 'a gauche. .\h ! nous voilà au nioiiologiu', et maintenant quel silence! comme elle les tient tous euchainès à sa parole! [Comme .<:'il l'entendait.) Bien! iiieu! pas si vite, mon Adrienne! c'est cela! .\h! quel accent, comme c'est vrai! .\pplaudissez donc, imbéciles!.. [On applaudit.) C'est bien heureux!., divine!., divine!.. [Avec jalousie.) Ah ! elle l'a aperçu, c'est évidt>nt. il est dans la salle! et penser (]ue c'est pour un autre qu'elle joue ainsi ! (|u'elle le regarde en ce moment ! qu'elle puise dans ses yeux tout ce génie!., c'est horrible! [Entendant un vers.) Comme c'est dit... c'est délicieux... je deviens fou, je ris, je pleure... je meurs de douleur cl de joie! Oh! Adrienne, en t'écoutant, j'oublie tout, même ma jalousie, même... [Cherchaut :iutottr de lui.) même les accessoiivs... oii donc est la lettre de Fatime? je la tenais tout à l'heure !.. est-ce que je l'aurais perdue? Pour la première fois, depuis vingt ans, il y aurait erreur ou omission par ma faute... l'est (|ii'iiiii' lettre tuivpie n'est pa^ eomme uui^ autre, cela

1) ^btlioiiiict. le priiici', \'a\'\"

ADRIENNE LECOUVRECR.

ne se remet point par la petite poste. {Il cherche dans la table, à droite.)

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