‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 271 sur 783 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les frécédents; CHAMPENOUX, sortant de la chambre à droite.

CHAMPENOux. Faut ètrc juste, j'ai déjeuné avec agrément.

DE JORDY. Dieu! l'on vient... l'instant était si favorable... {A Champenoux.) Qui t'a permis d'entrer?., qui t'amène?

CHAMPENOUX. Ce qui m'amène, on le saura; mais ce n'est pas vous.

CAROLINE. Tiens, c'est Champenoux ! Bonjour, mon garçon .

CHAMPENOUX, Boujour, ma marraine.,, bonjour, ma marraine.

DE JORDY, étonné. Sa marraine !

CHAMPENOUX. Oui, monsieur l'homme d'affaires, et puisque les qualités sont connues... {Passant devant lui, et allant auprès de madame de Néris.) je prends mon rang; n'est-ce pas, ma marraine ? [Se retournant du côlé de M. de Jordy.) Car c'est elle qui est ma marraine : voilà ce que vous ne saviez pas.

DE JORDY. Comment, Madame, c'estaussi un filleul!.. Combien donc en avez-vous?

CAROLINE, Beaucoup Mais j'en ai peu , je ci-ojs,

d'une aussi belle venue. Ce. i)auvre Cliampcnoux!.... [Lui donnant une tape sur la joue.) il a toujours l'air bète.

CHAMPENOUX. Ah! ma marraine, que vousètes bonne!., (^1 de Jordy.) Voilà, au moins : ça n'est pas comme vous, qui faites le fier... Elle a toujours quelque chose de familier, quchpic chose d'aimable à vous dire,

CAROLINE, J'espère (juc tu dîneras ici?

CHAMPENOix. Oli ! que oui, ma marraine... J'ai déjà commencé ; je viens de déjeuner sans façon et sans préférence.

CAROLINE. Comment cela?

CHAMPENOUX, J'ai mangé de tout ce qu'il y avait,,,. J'ai bien fait^ n'est-ce pas?

CAROLINE, Certainement,

CHAMPENOUX, à de Jordy. Vous l'entendez Moi,

d'abord, je connais mes droits et mes prérogatives,.. On m'a toujours dit qu'un (larrain et une marraine, c'était Comme le père et la mère de l'enfant, ça en tenait lieu... Alors, je suis comme qui dirait le fils de la maison.

CAROLINE. C'est juste,.. Et comment vont lesafîaires?

CHAMPENOUX. Ah! Dieu! ma marraine, il y a bien des nouvelles, bien ries changements, qui vnnt vous étonner, et c'est là -dessus que je voudrais vous parler particulièrement, [Reyardant de Jordy.) et en particulier.

DE JORDY. C'est-à-dire qu'il faut que je m'en aille.

CHAMPENOUX. Je uc force personne Mais à bon

entendeur,,, [Otant son chapeau.) Votre serviteur trèshunibb;,

DE Jordy. Je comprends, et je cède la place au fils de la maison. [A madame de Xéris.) Je vais faire un tour à nos fermes; et je reviens pour le dîner. (// emporte le sac de trois mille francs, et sort par le fond.)

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