‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 300 sur 783 · COR.\LY, ROLAND · texte numérisé non relu

COR.\LY, ROLAND

ROLAND, « Coralij. Eh bien ! qu'est-ce que vous faites donc ici? vous ne vous doutez pas de ce qui vous arrive.

CORALY. Qu'y a-t-il donc?

ROL.\>D. La personne qui ce matin a loué la maison vient s'y installer, à ce que m'a dit Antoine.

CORALY. S'y installer! dans ce moment! j'espère qu'elle nous donnera bien jusqu'à demain.

ROLAND. Ma foi, je ne sais pas comment vous allez faire. C'est amusant, il faudra qu'elle dîne avec nous; et si c'est une prude, ça se trouve bien.

CORALY. Quoi ! c'est une dame ! quelle est-elle?

ROLAND. Je n'en sais rien : j'ai vu de loin entrer sa voituiL"; mais voilà Tonton qui va vous donner des nouvelles.

tiCENE XIV.

Les précédents, TONTON.

TONTON. C'est une belle dame en calèche, à qui j'ai couru donner la main, à la troisième position. — A qui ai-je Ihonneur de parler? — A madame de Selmar.

ROLAND. Ah! mon Dieu! madame de Selmar dans cette maison !

TONTON. Madame de Selmar! n'est-ce pas une élève deCunlon, celle qui doit débuter?

couALV. Eh ! non, sans doultî : c'est une passion île M. Roland. Quelle rencontre! Je ne veux pas la voir.

ROLAND. Ni moi non plus, je n'osrrai jamais.

coiiALY. Tonton va se charg(;r de la ri cevoir.

TONTON. Du tout : est-ce que j'ai l'iiabitude de parler?

ROLAND, c'est juste; il n'est pas payé pour cela.

TONTON. Mais M. Roland, ([ui en est amoureux; c't'st lui (pie ça regarde.

CORALY. 11 a raison. Je vous 0}^ prie, Roland, daignez la recevoir; ditcs-lni (juc domain de grand matin la maison sera à sa disposition; faites-lui les honneurs, enfin tâchez qu'elle s'en aille le plus tôt possible.

TONTON, lui do)mant la main. C'est cela; nous allons vous attendre dans la salle à manger. {Us sorlcnt par la porte à gauche.)

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