‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 306 sur 783 · SCENE XX · texte numérisé non relu

SCENE XX

Les PRÉCÉDENTS, TONTON.

TONTON, la serviette à la main. Ah çà! qu'esl-ce que tout le monde devient donc? Comment! voilà une heure qu'on me laisse seid dans la .'sille à manger. Où est donc la maîtresse de la maison ?

ROLAND. Elle vient de partir pour l'Angleterre.

TONTON. Comment! elle est partie! Et demain, notre pas de deux !

R0L.4ND. Vous le (lausercz à vous tout seul.

TONTON. Il y a là-dessous quelque cabale dont je ne suis pas la dupe. On sait d'(tù ça vient.

ROLAND. Puisqu'on vous dit qu'elle a été enlevée malgré elle.

TONTON. Enlijvée malgré elle!.. Chez nous, Monsieur, ça arrive tous les jours; mais, quand on est bonne camarade, on s'arrange pour cpie ça ne tijrabe pas un jour d'o[)éra.

VAUDEVILLE

Am du vaudeville do Partie et Revanche (musique de M. Hcudier).

EDOUARD, à madame de Selmar.

J'eus en partage imprudence et folie :

Toi, la lionté, la laisun, la douceur ; De mus amis la jeunesse étourdie Aurait besoin d'un pareil précepteur;

M lis iiràcc a leurs tètes léireres,

Dans Paris, séjour des erreurs.

Ainsi que moi l'on voit beaucoui» de frères. Mais comme toi l'on voit bien peu de sœurs.

ROLAND

Sans rajirire, sans jalousie.

Doux liens formés par le ciel,

Et (jui durent toute la vie,

Oui, tel est l'amour fraternel.

Combien mes destins sont prospères !

Que je jouis de mon double bonheur !

(.•i Edouard.) Car, Dieu nuMci, nous allons être frères,

(.1 madame de Selmar.) Et, grâce au ciel, vous n'êtes pas ma sœur.

TONTON

Chez les danseurs on devrait voir éclorc

Le goi\t, l'éloiiuence, l'esprit;

Car Apollon et Terpsychore

Sont frère et sœur, à ce qu'on dit ;

Mais Apollon, pour moi sévère.

Est, je le crois, jaloux de mon bonheur; Et, si je suis foit mal avec le fière. C'est (jue je suis troi» bien avec la sœur.

MADAME DE SELMAR, <M/ puhUc.

.\insi (pie !a scEur la jjUis tendre, A mou frère servant d'appui, Je voudrais bien qu'on p('>t me rendre Ce qu'aujourd'hui j'.ii fait pour lui.

Pour ma comluite lui peu leiiir.; J'ai grand besoin de défenseur.

Jusqu'à présent j'ai protégé mon l'rèro, Vous, Messieurs, protégez la sœur.

riN DE CORALY.

LE SOLLICITEUR

iM

l'ebpbbakcb. Voilàjune jambe à succès! — Scène 9.

J iJ

OU

COMI.Lli: t.N IN ACTE, MÊLÉE DE COlTLl.Ts.

Itcpi'ésciitée , pour la i»reiiiière fois, ii B'ai'is, sur le tliéùirc des Varié(éM, le 5 avril ISïS.

tX SOClÊlIi AVEC MV. ÏSIBERT ET WARNEIl.

l-'creonnaiico.

M. LESPERANCE, solliciteur MADAME DE VERSAC, jeune solliciteuse.

ARMAND, suniuinéiaire.

GEORGES, garçon de bureau.

MADAME DURAND, vieille solliciteuse.

ZlRlCiï, suisse.

S(>Rr.i:T. liiuoiKidier.

CUIARDET, huisiier.

La scène se passe dans UviSlibiik d'un mini-tcrc.

î,e tliéàtre représente le vestibule d'un minisléro. A g.iuclie <iu s[ii'ctateur nue ^'rande porte vitrée, qui est censée donner sur la cour, au-desnis de laquelle est écrit : Fermez la porte S. Y'. P. Une (able ,i droite, un poêle à L'auclic, un plan au-dessus de la porte vitrée. Adroite, l'entrée des bureaux. Au fond, et laisant (ace aux spectateurs, uu vaste escalier, (jui est celui du ministie.

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