SCÈNE XVfl
ARMAND. MADAME DE VERSAC, .sortant du bureau
él (/«JK'/lC.
MAOAMEOE vERS.vc. Couci^vcz-vous fflon mallieiir? Ic ministre qui ne peut pas nous rcci^voir aujourd'hui; il n'a accordé d'audiences p.irticulièrcs ([u'à doux ou
trois i cr.-on;'.es dont je vun> do voir Isnoms insrrils: lin i^L'uéral, uno duclicssc, et un M. de La Uibai'dièrc (|iio jr 110 coiiiuiis point.
AnMANO. Xotro cliof de division est dôsolc de co conti'o-tcinps.
MADAMK HE YERSAC. Et moi j'en suis d'unc humeur... Malliour aux personnes qui me feront la cour aujourd'iiui!
AnMA>P. Jo vois qn'il ne faudrait pas vous demander il'audienro particuliore.
MADAME DK VERSAC. Non, Certainement. Le ministro a des caprices, tout le monde s'en ressentira. Co;i,mcn!! pas d'audience avant liuit jours!
ARMAND. II faut espérer qn'uue autre fois...
MADAME DE vE-i^sAC. Et si un auti'e vous prévient, s'il olilicnt l.i place malgré vos droits... You3 voy(V, bien que si l'on accuse les grands d'injustice, on n'a pas toujours tort.
ARMAND. On ne peut cependant pas répondre à tout le monde.
MADAME DE vERS.\c. Si, Moiisicur; et si jamais je suis ministre, on verra.
ARMAND. C'est diilérent. Jo vous trouve déjà un air ministériel tout à fait imposant; et dans le cas do votre riomination, je vous prie de ne point oublia* ma j)étitinn.
MADAMF. DE VERSAC. La voilà, ccltc maudito pétition que je n'ai pu présenter! Mais jo pense mauilenant à cet original qui voulait à toute force m'offrir son bras. Je commence à le plaindre, depuis que je .--ais combien il est désagréable de rester à la porto.
ARMAND. Lui"? il n'y restera pas; il Unira par entrer. Il y réussira peut-être plutôt que vous.