‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 329 sur 783 · MADAME DE VERS.\C · texte numérisé non relu

MADAME DE VERS.\C

Air du Turenne.

Du temps qui fuit se montr.iat moins prodigue, Au travail seul consacrer ses instants;

Ne rien espérer «le l'inlriçue,

Attiudie tout de ses talents.

Loin de clicrclier à surprendre des irràccs. Les mériter par son zèle et sa foi :

Voilà, Monsieur, voilà, sous un bon roi,

Le seul art d'obtenir des places...

LESPÉRANCE. J'en essaierai. [Tirant sa montre vivement.) Ah, mon Dieu! trois heures et demie! cela ne sera pas fermé à l'intérieur. J'ai bien l'honneur de vous saluer.

ARMAND, tirant aussi sa montre. Qu'est-ce que vous dite-; donc, trois heures et demie ï Deux heur<;s et demie.

LESPÉR.^NCE. Dans ce cas je reste. Aussi bien, j'ai encore quelque chose à solliciter. [Tirant une pétition de sa pofhe, et s'adressant au public.) Messieurs, Benoît-Félix Lespérance a l'honneur de vous exposer que ;

Air du Pot de (leurs.

Dans ce pays on rencontre à la ronde Nombre de gens qui ne sont pas placés,

Poiu' qu'ici nou-i ayons du inonde, Envoyez-nous ceuv (jm; vous connaissez Et s'ils craignent eiicor qu'lipies disgrâces.

Messieurs, dites-leur de ma pari : ; Qu'on est chez nous, à six heures un quart. Toujours sûr d obtenir des places.

VIALAT ET G'S IMPRIMEURS Ef ÉDITEURS.

El DA v'/om

MADAME DE BHiBNNt, avtt indignation. Ah ! Monsieur, ah ! que je vous plains. — Aele 3, scène 8.

LE MARIAGE D'ARGEiYE

COMÉDIE EN CINQ ACTES ET EN PROSE Représentée, pour la première fois, à Paris, snr le Tliéàtre-Frauçals, le 3 décembre tStV.

{Jtreonnagrs.

DORBEVAL, banquier.

MADAME DORBEVAL, sa femme.

HERMANCE. sa pupille.

POLIGNI , camarade de collège de DorbeTal.

OLIVIER, camarade de collège de Doibeval. MADAME DE BRIENNE, jeune veuve, amie de

madame Doibuval.

DUBOIS , domestique de Doi beval.

La scène se passe à la Chaussée-d' Àntin, dans l'hôtel de Dorbeval.

Le théâtre représente un premier salon : porte au fond, et de chaque côté deux portes à deux battants. La première porte, à droite, conduit au cabinet de Dorbeval, la seconde à son salon de réception; les deux portes à gauche conduisent aux apiiartements de madame Dorbeval A droite, un guéridon; à gauche, et sur le premier plan, une fable et ce qu'il faut pour écrire. Sur un i)lan plus éloigné, une riche cheminée et une pendule.

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