‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 347 sur 783 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

L'S piiKitDENTs, DOUBEVAL.

DORBEVAi., eiitraut vivement. Un coll^cil, Madame, me voilà! ji; suis ù vos or.ires!

MAPAMi: iHCiHKVAL. Dïni ! mon mari !

DOiiiiLV.M,. Eh mais! qu'avez-vous donc toutes d<'ux? et d'où vient cet tffi'oi? ox.'ltc lettre en serai t-o Ile cause? (// prend la Iciirc que sa fnnme tient encore à la niain.)

MADAME DoHiiEVAi., ilottcement. Monsieur, de grâce !

Do.'.CEVAL. Non pas! c'est dans les alFaires importantes que vous (levez me ennsulter.

MADAME Do.'iCEVAL, à puii. Oli ! moii DIcu ! elle avait rai- ^on : le cliàtiiui'ut ne s'est pas fait attendre!

DosBEVAL, qui u dcploij' la l'ttre. Voyons un pu... {Lisjnt.) a La plus aimée, la plus adorée des femmes... »

MADAME DonBEVAL. Mousicur, n'uclicvez pas!

DOui'EVAi.. Et pourquoi doue, Maduuc? [Lisant.) « Depuis « trop luuglemps je suis séparé de vous! je ne puis vivre « ainsi .. «

MADAME DE LiuENNE, s'élançont vtrs lui. Arrêtez, et n'allez pas |ilus loin, Munsicur : ce billet est pour moi.

M '.DAME nORBEVAL. 0 Ciol !

MADAME DE BKiENSE. Vousavfeî mon secrct, [Montrant madame Dorhc-val.) un secret que l'amitié seule devait connaître, mais je vous crois trop iialant homme...

DOUBEVAL, repliant la lettre et la lui rendant. Pardon, pardon, Madame.

MADAME DE MMEsyE, hésHaid. Cette lettre est de quelqu'un qui m'est fort indiflférent, et à' qui, coKaincment. je n'accorde aucune préférence.

DORBEVAL Jj u'cu doute pas.

MADAME DE CRiE.NNE. Je ue pouvai.? l'empèclier de m'ccrire; mais je puis au moins me dispenser de lui n-pondre; et q;i;md vous è'.es entré, je priais votre femme, i[ui est mon amie, qui possède tous mes sccreîs, je la priais de vouloir hiiMi se cliArgcr de ce soin. [Passant près de madame Dorbeval.) Oui, chère Élise, jj t'e;i supplie : ronds-moi ce service, ôle-lui tout espoir ; tu vois déjà les craintes, li>s inquiétudes que je prévoyais. Ou peut se trouver compromise...

DORBEVAL, d'un toH de reproche. Ah! Madame!

MADAME DE BRiENNE. Pas auj jurd'hui, mais une autre fois, peut-être, je pourrais ne pas si bien rencoulrer oa n'être l);-,s aussi heureu-e. (.4 ina;lame Dorbeval.) Qn'il n'en soit plus question! Je compte sur toi. [Lui serrant la main.) Je te recommande le repos et le bonheur d'une amie. [Elh salue Dorbeval et sort par la porte à droite.)

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