‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 379 sur 783 · VICTOR, LÉOPOLD · texte numérisé non relu

VICTOR, LÉOPOLD

LÉOPOLD, d'un air troublé. Ainsi ta maîtresse est chez elle?

VICTOR. Oui; Monsi(uir; qu'y a-t-il donc d'étonnanl? à neuf heures du matin !

LÉOPOLD. Oh! rien. C'est qu'ayant affaire à M. Dulistel, je m'informais des nouvelles de Madame. Tu dis donc qu'elle est rentrée?..

VICTOR. Mais non, Monsieur ; elle n'est pas sortie; elle dort.

LÉOPOLD. Tu en es bien .sûr ?

VICTOR. Par exemple! Monsieur, voilà une question

Est-ce que je peux le savoir!., je dis je présume... |)arce que Madame n'a pas encore sonné sa femme de chambre. Mais je vais prévenir Monsieur que vous l'attendez.

LÉOPOLD. Rien ne presse; quand il sera descendu dans son cabinet. Eh! dis-moi, Victor... {A part.) Non, non!.. Qu'allais-je faire? Interroger ce domestique! {Haut.) C'est bien.

VICTOR. Monsieur n'a plus rien à me dire?

LÉOPOLD. Non.

VICTOR. Tant mieux ! parce que j'ai à sortir. J'ai de l'argent à toucher pour mon compte. Voyez-vous (piand on est en maison, c'est désa'^rcable ! Il faut toute la journée faire les alfaires des maîtres; alors on profite du temps où ils dorment pour faire les siennes. Vous ne ledirez pas. {Il sort.)

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