SCÈNE VI.' Les PRÉCÉDENTS, excepté LUCIE
LOLivK. Ah çà! mon cher monsieur, je viens voir si vous voulez eidin terminer Taltaire de votre maison?
EDOUARD, étonné. De ma maison ?
LOLi\E. Quand je dis votre maison, c'est-à-dire la mienne. J'ai acheté, vous m'avez vendu , il ne s'agit plus que de me mettre en possession. Du reste, mille choses aimables de la part de madame Guillaume Lenoir, mon épouse : je ne vous en parlais pas d'ahord, parce que les affaires avant la politesse.
EDOUARD, Ah! vous veniez pour (.4 Franval.) Par
LAGNY. — Imprimerie de Vulat et Cie. — !%'•> 3 —
LE MENTEUR VÉRIDIQUE
(■\o;iii)"r , v:ii;à liii'ii ravenliirc h plus oxlriordiiiHuo...
l'i'iANVAi.. yiri';-'i-c.' ([inj lu y IriiiiVL'sdijiicircxirannliiiairc? lu as vi.'IkUi lii uiaiscni.
i-;!)Oi'Ar.D. J'oiitciids bien : ce n'est [las cil i qui luVtonnc: mais si vous i-avioz...
Air (lu vaudev lie Ju l'J'ku de :À.r fi\mcs.
La minute n'est pn? s^çiiùe; Mais tout est réglé comme il fant ; Et iiendant la présente aimée C'est vous seul qui payez l'impiM.
Quoi ! je le paye, est-ce pos-iblj !
11 ne manquait plus que nia; Et iTiàce à cette maison-là, Jj vais me trouver éliiiible.
C'est dommage de l'avoir vendue.
LOLivi:. Mais c'est fait, l'argent est prôt, ot quand vous voudrez...
KDOtAiU), à part. C'est une mystification; m.iis, parbleu! jr vais bien Taltraper. [Haut.) Puisque mon argent est prêt, uion cher Oudktume, c'est une affaire laite; donn< z-le-moi.
i.OLivii. Certainement, Monsieur; {FuuiHant dans sa poclu: 't tirant sa tabatière.) aussitôt que vous aurez signé le contrat, et que le délai pour purger les hypothèques sera
('coUl(''.
FRANVAi,. C'est juste.
LOMVE. Du reste, vous savez nos conventions : il ne vous it'vieut que vingt mille francs.
KDoL AiiD, à part^ic ne conçois pas que l'on puisse mentir avec ce front-là.
i.oLivE. Et je les ai déposés chez votre notiiirc.
EDOUARD. C'est fâcheux : j'aurais voulu savoir de quelle c.iuleur est votre argent; et je vous avoue même qu'à can.se de mon beau-père et pour (l'autres considérations, si vous aviez pu me payer sur-le-champ, {A part.) la plaisanterie aurait été bien meilleure.
LOUVE. Je conçois que, dans votre situation, vous devez avoir Itcsoin d'argent, ne l'ùt-ec ([ue pour vo're cautionr.enient.
KiiOLAUD. Mon cautioiniement...
i.oi.ivE. Oui, pour votre recette de Marseille.
ruANVAi.. Comineni ! il serait vrai? ce (|ue tu me disais de c;'t'(' place...
1.01. ivK. Li nomination est publique, et c'est grâce au cré- (!il de M. de Saint-Marcel.
Air (lu vaudeville de la Somnambule,
Je l'ai vu re matin cncdri', 11 a pour vous heaucduii d'égards; Madame surtout vous adoi'.', Mèm.' Je dois vous gronder de sa part.
Ddunezlni donc l;i musique nouvelle, G.jtte niiisi(iiu'... oui, vous savez, mon cher. De la cliansdii (pn' vous l'ites pour ell;', I']l qui ne petit allir sur anrun air.
KnoL-Aun, à part, l'arbleii ! celui là est trop cnVonlé. [Haut .] Ail (;à! Monsieui'...
i.OLivE. Adieu, monsieur le receveur... une place superbe, où, avec un peu d'esjirit et de bons conseils, on peut faire son chemin : on criera apn'^s vous, on dira monsieur le receveur par-ci, monsieiu- le receveur par-là; m(n|uez- VOUs de tout Cela, faites toujom-s fortune, quand cela devrait les dés(iblig(^r, j)arce que, les atlaires avant la polite.->se. Sur ce, je vous baise bien les mains. Votre très-huuible .-serviteur, de tout mon cœur. (// sort.)