‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 462 sur 783 · SCÈNE VI.' Les PRÉCÉDENTS, excepté LUCIE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI.' Les PRÉCÉDENTS, excepté LUCIE

LOLivK. Ah çà! mon cher monsieur, je viens voir si vous voulez eidin terminer Taltaire de votre maison?

EDOUARD, étonné. De ma maison ?

LOLi\E. Quand je dis votre maison, c'est-à-dire la mienne. J'ai acheté, vous m'avez vendu , il ne s'agit plus que de me mettre en possession. Du reste, mille choses aimables de la part de madame Guillaume Lenoir, mon épouse : je ne vous en parlais pas d'ahord, parce que les affaires avant la politesse.

EDOUARD, Ah! vous veniez pour (.4 Franval.) Par

LAGNY. — Imprimerie de Vulat et Cie. — !%'•> 3 —

LE MENTEUR VÉRIDIQUE

(■\o;iii)"r , v:ii;à liii'ii ravenliirc h plus oxlriordiiiHuo...

l'i'iANVAi.. yiri';-'i-c.' ([inj lu y IriiiiVL'sdijiicircxirannliiiairc? lu as vi.'IkUi lii uiaiscni.

i-;!)Oi'Ar.D. J'oiitciids bien : ce n'est [las cil i qui luVtonnc: mais si vous i-avioz...

Air (lu vaudev lie Ju l'J'ku de :À.r fi\mcs.

La minute n'est pn? s^çiiùe; Mais tout est réglé comme il fant ; Et iiendant la présente aimée C'est vous seul qui payez l'impiM.

Quoi ! je le paye, est-ce pos-iblj !

11 ne manquait plus que nia; Et iTiàce à cette maison-là, Jj vais me trouver éliiiible.

C'est dommage de l'avoir vendue.

LOLivi:. Mais c'est fait, l'argent est prôt, ot quand vous voudrez...

KDOtAiU), à part. C'est une mystification; m.iis, parbleu! jr vais bien Taltraper. [Haut.) Puisque mon argent est prêt, uion cher Oudktume, c'est une affaire laite; donn< z-le-moi.

i.OLivii. Certainement, Monsieur; {FuuiHant dans sa poclu: 't tirant sa tabatière.) aussitôt que vous aurez signé le contrat, et que le délai pour purger les hypothèques sera

('coUl(''.

FRANVAi,. C'est juste.

LOMVE. Du reste, vous savez nos conventions : il ne vous it'vieut que vingt mille francs.

KDoL AiiD, à part^ic ne conçois pas que l'on puisse mentir avec ce front-là.

i.oLivE. Et je les ai déposés chez votre notiiirc.

EDOUARD. C'est fâcheux : j'aurais voulu savoir de quelle c.iuleur est votre argent; et je vous avoue même qu'à can.se de mon beau-père et pour (l'autres considérations, si vous aviez pu me payer sur-le-champ, {A part.) la plaisanterie aurait été bien meilleure.

LOUVE. Je conçois que, dans votre situation, vous devez avoir Itcsoin d'argent, ne l'ùt-ec ([ue pour vo're cautionr.enient.

KiiOLAUD. Mon cautioiniement...

i.oi.ivE. Oui, pour votre recette de Marseille.

ruANVAi.. Comineni ! il serait vrai? ce (|ue tu me disais de c;'t'(' place...

1.01. ivK. Li nomination est publique, et c'est grâce au cré- (!il de M. de Saint-Marcel.

Air (lu vaudeville de la Somnambule,

Je l'ai vu re matin cncdri', 11 a pour vous heaucduii d'égards; Madame surtout vous adoi'.', Mèm.' Je dois vous gronder de sa part.

Ddunezlni donc l;i musique nouvelle, G.jtte niiisi(iiu'... oui, vous savez, mon cher. De la cliansdii (pn' vous l'ites pour ell;', I']l qui ne petit allir sur anrun air.

KnoL-Aun, à part, l'arbleii ! celui là est trop cnVonlé. [Haut .] Ail (;à! Monsieui'...

i.OLivE. Adieu, monsieur le receveur... une place superbe, où, avec un peu d'esjirit et de bons conseils, on peut faire son chemin : on criera apn'^s vous, on dira monsieur le receveur par-ci, monsieiu- le receveur par-là; m(n|uez- VOUs de tout Cela, faites toujom-s fortune, quand cela devrait les dés(iblig(^r, j)arce que, les atlaires avant la polite.->se. Sur ce, je vous baise bien les mains. Votre très-huuible .-serviteur, de tout mon cœur. (// sort.)

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