I.E MENTEUR VÉR[DIQn
Kiî.v.wAi.. Qii'ost-oe que vous dilos là? (■(nniiiciit ! rli pui Irois mois...
M. DK SAINT-MAKCKI.. Je 110 Tcli paS vil IIIIC S' ulf fois; et
j'ai reçu avaiit-liier df son prro une Ictlre qui me jiaiaiisait une énit-'iuc : il se pl;iigiiait de ce que son fils n'avait pas encore njjtcnn nnerecetle à Marseill(\ Hiic diable! quand on vent ohlenir, on demande; moi , je ne pouvais i)as deviner, et je venais exprès pour lui faire une (|uerelle.
FRANVAi,. Parbleu ! j'en ai bien d'autres à lui faire. Comment ! Monsieur, Edouard de Sainville no va pas habituelleinent chez vous?
M. DE SAINT-MARCEL NoU, MoUSieur.
FRANVAL. Je ne dis pas à Paris, mais à votre petite maison de campagne.
M. DE SAINT-MARCEL. Ma Hiaison de campagne! je n'en ai pas.
FRANVAL. Soit ; uiais un pied-à-terrc à Saint-Ouen, une vue magnifique... une salle de billard.
M. i>E SAINT-MARCEL. Je suis très-maladroit, et je n'y joue jamais.
FRANVAL. J'avn'ais dû m'en douter. Imaginez-vous, Monsieur, un système de mensonges tellement compliqué, tellement combiné, que maintenant je ne peux pas m'y reconnaître. Mais, vous voilà, vous m'aiderez aie confondre; et bien certainement il n'aura pas ma fille.
M. DE SAINT-MARCEL. Y pcnscz-Yous? uioi qui mc faisais une fête de lui offrir mon présent de noce.
FRANVAL. il ne sera pas mon gendre.
M. DE SAINT-MARCEL. Mais votre parole?
FRANVAL. Je la retire, et il n'a pas droit de se plaindre. Je l'ai ]nr\enu qu'au premier mensonge que je i)ourrais prouver, tout serait rompu. Je suis trop heureux de vous avoir renconiré, et nous allons voir comment il soutiendra voire présence. Le voici; je vous prie de ne pas vous nommer.
M. DE SAINT-MARCEL, Cl part. Et moi qui venais pour le remercier d'un service.