SCÈNE IV
Les puécédeistes, qui se sont toutes assises et qui ont Vair de travailler; },\.\X^]iEïiG.
M. VAN-BERG. Boujour, mcs petits anges; toujours à travailler : c'est exemplaire.
ToLTES. Bonjour, bonjour. Monsieur.
MiMi. Monsieur voudrait-il s'asseoir?
M. v.\N-i5ERG. Merci, ma belle enfant... Elles sont vraiment charmautes ! Ce que je vous ai dehiandé est-il prêt?
GEOiuaNA, travaillant. Vous le voyez, Monsieur, on s'en occupe ; mais il y avait tant d'ouvrage !
MiMi. La robe de cachemire el le manteau de velours sont presque terminés; pour celles de tulle et de levantine, qui sont moins inquivlantes, on les enverra ce soir chez Monsifiii'...
.M. VAN-UERG. Chez moi! gardez-vous-en bien... {Se reprenant.) c'est-à-dire, ce n'est pas la peine.
pAMÉi.A. Si Monsieur veut laisser son adresse.
JOSÉPHINE, GEORGliSA ET MIMl. Ail! OUi, sl MoUsieurVCUt
laisser son adresse.
M. VAN-HERG. Nou, du tout ; j'ai UKi voiture en bas, j'attendrai (pie vous ayez tini : c'est une nièce, une l'illeule à moi, dont je fais le mariage; je me suis chargé de la corbeille ; cl conune je pars dans (fuclques jours pour la lioU uide, vous sentez qu'il n'y a pas de temps à pertlre. Aui : A soixante ans.
Tâchez surtout ([u'cll.) soit dis plus hollcs, Car, voyeï-vous, le futur n'est pas beau ; Mais il i)réseiit, Ijcaucoup de demoiselles Oui sur l'hymen uu système nouveau ; Oui, du collier, eUl.'S boucles d'oreille, Du cachemire, el du satin broché Leur tendre cœur, et séduit, et touché, Avec ivresse accepte la coi-i)eille.
Et le mari, par-des.sus le nuuché.
MADAME VA.N-BEi'.G, cu drhjrs. J'ai 'jabliT; |i- carjjii dm-; ma voiture, allez vite...
M. vA.N-ïJERG, à part. Ah! mon I)it;u ! quelle est celte voix?
MADAME VAN-BERG, cn di'liors. Lq)ielTe! L'q)ierre! pas \i jiremier, le second ; ou plutôt, vous allz tjut déra'Jger; j'aimi- mieux redescendre.
M. v.\n-i!:;kc, à part. Elle va entrer ici : c'est fait de moi!
Mr\ii. Eli mais! qu'avez-vous d me?
M. VA>»-BERG. Rien ; je viens d'entendre la vuix d'iuK; d ime, d\]w (lame (|ue je connais bjaucuu[); mais nous sommes brouillés: n)us sommes en procès, nous ne nous voyons pas; et si elle me rencontre ici, ce sera fort dé-sagrcable.
GEO.^GiNA. Eh bien ! partez vile.
M. VAN-BERG. Je la ren ontrerais sur legrindes'.-alier; n'y aurait-il pas une autre sortie?
GEOUGiNA. Tenez, dans ce petit cabinet, une porte dérobée qui donne sur la rue.
M. VA.x-BERG. C'est bien, c'est bien. Adieu, mes petits anges; tantôt je revienlraij tâchez que tout soit prêt, cl surtout ne parlez pas de nui devant cette dame. [H entre dans le cabinet.)
GEORGINA. Nous en voilà débarrassées, c'est bien heureux!
MIMl. Ah ! mon Dieu! je crois que la porte de sortie est fermée à double tour.
GEonciNA. Je te dis que non.
iunii. Je te disque si : puisque c'est moi...
PAMÉLA. Taisez-vous donc, on vient. ^