‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 480 sur 783 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les puécédeistes, qui se sont toutes assises et qui ont Vair de travailler; },\.\X^]iEïiG.

M. VAN-BERG. Boujour, mcs petits anges; toujours à travailler : c'est exemplaire.

ToLTES. Bonjour, bonjour. Monsieur.

MiMi. Monsieur voudrait-il s'asseoir?

M. v.\N-i5ERG. Merci, ma belle enfant... Elles sont vraiment charmautes ! Ce que je vous ai dehiandé est-il prêt?

GEOiuaNA, travaillant. Vous le voyez, Monsieur, on s'en occupe ; mais il y avait tant d'ouvrage !

MiMi. La robe de cachemire el le manteau de velours sont presque terminés; pour celles de tulle et de levantine, qui sont moins inquivlantes, on les enverra ce soir chez Monsifiii'...

.M. VAN-UERG. Chez moi! gardez-vous-en bien... {Se reprenant.) c'est-à-dire, ce n'est pas la peine.

pAMÉi.A. Si Monsieur veut laisser son adresse.

JOSÉPHINE, GEORGliSA ET MIMl. Ail! OUi, sl MoUsieurVCUt

laisser son adresse.

M. VAN-HERG. Nou, du tout ; j'ai UKi voiture en bas, j'attendrai (pie vous ayez tini : c'est une nièce, une l'illeule à moi, dont je fais le mariage; je me suis chargé de la corbeille ; cl conune je pars dans (fuclques jours pour la lioU uide, vous sentez qu'il n'y a pas de temps à pertlre. Aui : A soixante ans.

Tâchez surtout ([u'cll.) soit dis plus hollcs, Car, voyeï-vous, le futur n'est pas beau ; Mais il i)réseiit, Ijcaucoup de demoiselles Oui sur l'hymen uu système nouveau ; Oui, du collier, eUl.'S boucles d'oreille, Du cachemire, el du satin broché Leur tendre cœur, et séduit, et touché, Avec ivresse accepte la coi-i)eille.

Et le mari, par-des.sus le nuuché.

MADAME VA.N-BEi'.G, cu drhjrs. J'ai 'jabliT; |i- carjjii dm-; ma voiture, allez vite...

M. vA.N-ïJERG, à part. Ah! mon I)it;u ! quelle est celte voix?

MADAME VAN-BERG, cn di'liors. Lq)ielTe! L'q)ierre! pas \i jiremier, le second ; ou plutôt, vous allz tjut déra'Jger; j'aimi- mieux redescendre.

M. v.\n-i!:;kc, à part. Elle va entrer ici : c'est fait de moi!

Mr\ii. Eli mais! qu'avez-vous d me?

M. VA>»-BERG. Rien ; je viens d'entendre la vuix d'iuK; d ime, d\]w (lame (|ue je connais bjaucuu[); mais nous sommes brouillés: n)us sommes en procès, nous ne nous voyons pas; et si elle me rencontre ici, ce sera fort dé-sagrcable.

GEO.^GiNA. Eh bien ! partez vile.

M. VAN-BERG. Je la ren ontrerais sur legrindes'.-alier; n'y aurait-il pas une autre sortie?

GEOUGiNA. Tenez, dans ce petit cabinet, une porte dérobée qui donne sur la rue.

M. VA.x-BERG. C'est bien, c'est bien. Adieu, mes petits anges; tantôt je revienlraij tâchez que tout soit prêt, cl surtout ne parlez pas de nui devant cette dame. [H entre dans le cabinet.)

GEORGINA. Nous en voilà débarrassées, c'est bien heureux!

MIMl. Ah ! mon Dieu! je crois que la porte de sortie est fermée à double tour.

GEonciNA. Je te dis que non.

iunii. Je te disque si : puisque c'est moi...

PAMÉLA. Taisez-vous donc, on vient. ^

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