‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 481 sur 783 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les précédents; M. VAN-BERG, dans le cabinet, M.\D.\ME V.\N-BERG, suivie d'un domestique en livrée qui porte un carton.

MADAME VAN-BERG. Madame Vermond, Meslemoiselles?

GEORGINA. C'est ici, Madame, mais elle est occupée à des- ■ sincr : elle fait un travail sur un nouveau corsage.

MADAME VAN-BERG. A D'ieu uc plaisc que je la dérange dans une occupation aus-^i importante... quelque nouvo:xu chefd'œuvre dont je priverais notre siècle. Je venais simplement ■ la consulter sur quelques modèles de garnitures que j'ai là, r cl faire prendre mesure pour une robe. '

JOSÉPHINE. Si Madame veut permettre, cela fait qu'elle n'at- ' tendra pas. '

MADAME VAN-iiERG. Coinmo VOUS voudrcz. J'étais fort micontente de ma couturieTe, et je ne savais laquelle preiulre, lorsipie ce matin j'ai trouvé, je ne s:iis comment, votre adresse dans le cabinet de mon mari,* sur sa cheminée.

MIMl. C'est peut-être ce monsieur à qui, l'été di'rnier, nous avons fait uik^ blouse.

MADAME VAN-BERG Nmi, jc uc 11' crols pas. {Ell''s sont t0Hle.<i groupées autour de madame ]'an-lkr(i ; Grorgiini. prend la mesure de la taille, Joséphine des manch'S, Panïéla et Mimi ! (/)( bas de la robe.)

JOSÉPHINE. Si Madame voul ait lever le bras.

MADAME YAN-BEKG. Nc uic failcs p is la t >il!c trop longue; I ea n'a pas de grâce; tâchez qu'il n'y ail paî de plis sur fe? 1 côtés, et surtout pas trop déi'idletée. |

GEo:iGiNA. Miulune peuto.ro tranquille : n dre maison est connue pour la dii'cenco de la coupe, ol la solidité des cou- | tures.

PAMÉi.A. Ferons-nous plusieurs rol)0^; à Madame?

MADAME VAN-BEUG.

Alu de Vlfoiume vert.

J'approuverais fort eeth» idéi», Car il ib'lm» fautli-ait deux ou trois ; Mais j'aurais peur d'ètro grondée,

LES GRISETTES

Cj 1.1 in'iii'iivc qiicliiuefi-ii?.

Mon (■inuix, fini toute «a \k', &l.t ihi lii\L' dans sus })uctgets, A m • hoaiieoup l'écoiioinic D .ns les dépenses que je fais.

MiMi. U ne faut pas que cela gène Madame; si elle veut |irt H Iiv à croilit, ou trouvera toujours bien le moyen de faire paya' Mi)n>ieur.

MADAME VA.N-BEno. Morci , uics politos amies; je vois que vous èti s d'une ol)ligeanee...

MiMi. On fait ce que Ton peut pour contenter les pratiques.

MADAME VAN-BERG. Et uic fcriez-vous pavcr liii'ii cher?

CEORGiNA. Madame sait bien qu'uuc uiaisuii qui tient un peu à sa réputation ne peut pas faire autreuieiit.

MADAME vA>i-i!E[iG. C'cst asscz justc ; maiutetiaot je ne sais qucilu couleur choisir.

GE0H(;iNA. Nuus avons là des échantillons ; voici, je crois, nue nuance as.^ez insidieuse.

MADAME VAN-BERG. Jc ne SUS p^s si Icrosc...

GEORGiNA. Le rose doit habiller Madame à ravir!

:>iADAME VAN-BERG. Ou bien le noir.

GE0RG!>A. Oh ! le noir, il n'y a pas de doute; le noir convient à nierveide à Madame... Mais j'entends du bruit chez u'.adame de Verniond , sans doute te travail est fini; Madame jwîut entrer. {Aux autres.) Sept heures; eh! vite, Mc^ilemoiselles, rangez l'atelier. [Toutes se lèvent et rangent leur ouvrage ; elles placent dans h fond du théâtre la table qui occupait le milieu.)

CHCELR.

Air : Anglaise d; Leicester,

L'ouvrage est fmi.

Et pour Tivoli, Loiu du maïd'^iu.

Partons soudain.

Lorsque L' plaisir A nous vient s'olJVir, Il faut savoir 1j saisir.

[Pamdla. 3Jimi , sortent par te fonl. Georgina entre avec madame Vun-Bcrg et le d .mcstiqae par ta porte à gauche qui mène chez madame de Vermond.j

JOSÉPHINE, qui a rangé la robe dans le carton, et qui apris son chdl '. et son chapeau. Ma rol)e est achevée, et je vais la porter; dépèLhons-nous pour être plus vite revenue.

M. v.\.>-BEBG, entrouvrant la porte du cabinet. Ces petites sottes qui nj me proviennent pas que la porte est fermée à double tour. Je n'entends plus personne, je crois que je puis sortir. {Au moment où il va pour sortir, il aperçoit Julien qui entre par la porte du fond.) Dieux! Julien, mon comm's!.. que vient-il faire ici? {Il referme la porte du fond.)

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