‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 491 sur 783 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Les PRÉCÉDENTS, MADAME VAN-BERG.

MADAME VAN-BERG. Quc vois-jc? VOUS, MonsicuT, dans ces lieux !

H. VAN-BERG. Dicux ! ma femme! je ne réchapperai pas; je joue d'un malheur aujourd'hui...

MADAME VAN-BERG. Jc Ile VOUS ai poiiit trouvé à rhi'ilel, et j'allais vous chercher chez votre beau-frère, lorsiiue votre voiture, arrêtée à la porte, m'a donné des soupçons, (pii. maintenant, ne sont que trop jusliliés; je n'en veux d'antre preuve ({ue le trouble où je vous vois.

M. VAN-BERG. Moi... Mulamc... je vous jurj que les idées que vous vous faites... d'abord... vous êtes dans l'erreur... parce que...

GEORGINA, faisant à ses compagnes des signes d'intelligence. Oui, M idune, si vous saviez pour (jnel motif Monsieur vient dans ces lieux... U a appris ipK^ ce niitin vous aviez envie d'une robe, et il voulait vous nuMiager une surprise.

M. VAN-BERG. Oui, oui, Madame, c'esl pjur cebi. [A part ) Dieux! que c'est adroit! C(!S petites filles-là ont une prcsen.e d'esprit...

MADAME VAN-BERG. VoUS êt'^S bicU SÛTC qUC c'cSt là Ic

motif?

GEORGINA. Oui, M idauic ; tout ce que Monsieur a commandé pour vous est là de côté, et l'on peut vous le faire

voir; d'abor I :

A'n : Le beau Lycas aimait Thiim re.

Une robe de caclicmirc

Qui vaut cent louis environ :

M. VAN-RERG.

C'immeni!.. et ipie voulez- vous dire?

GEORGISA.

Nous ne comptons pis la façon ; Vous verr. z comme cla drapj. {I>is,\

MIMI

Kl diu\ autres d'un iroilt exipiis.

M VAN luau;, à jr.irl. moulranl .'ta femme. Ce n'est plus clic' ipr(Mi altra|i,', Et c'est moi, morbL'u! ipii suis pris.

TOITES.

C'esl le mari (lu'oii allrapj,

Ah! c'esl charmant, conuu' il est pr s.

DEUXIÈME COUPLET

GF.ORGIXA.

Plus... deux lohes de levantine;

Mais cVst pour mettre tous Is .jours.

M. vAN-DEnG, à part.

Ali ! c'en est trop, ou ui'assassuie.

UIMI.

De plus uu uiauleau de velours.

. M. VAX-BERG.

Ouf! la patience m'érliappe. {bis.)

MADAME VAX-BEUG.

Ail ! combien mon cœur est surpris, 0 vous, le meilleur des maris !

M. VAN-BERG

Ce n'est plus elle qu'on attrape, ^c'est moi, moibleu ! qui suis pris.

TOUTES

C'est le mari que l'on attrape.

Ah! c'est cluirmant, comme il est pris.

GEOuGiNA. Enfin, Madame, un numioirc de six mille francs; voilà la surprise que Monsieur vous prépr.raic.

MADAME yaa-berg, à pciH. D'houueur, je ne sais qui je dois remercier! [Haut.) Mais je la trouve charinaiite pour vous, et poiir moi...

GEOur.i.NA. Je crois bien ; un fameux article pour la maison. Eh mais! MesilemôiseUcs^ huit heures soiuient; ces messieurs vont arriver.

Air : F//" et léger ,de Trilbt).

TOUTES

Défèchons-nous, Mesdemoiselles, Il nous faut prendre sur-lc-cliamp...

Et nos cliapeauv et nos ombielles, A Tivoli l'on nous attend.

MI5U, faisant la révérence.

Monsieur ne veut pas, je suiipose.

Quelques faveurs, quelriues rubai 6?

GOGO, faisant ta révérence.

Quand Monsieur voudra quelque chosj...

M. VAX-BERG.

On rit encore à mes dépens.

TOUTES

Dépèchons-nous, etc.

(Elles sortent toutes en souriant.)

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