DL'O
Ain : Tigre femelle (d'Us Joua A Paris.)
LKOX.
Belle inconnue.
Ta douce vue Est tout pour moi :
Mon ;\ine émue Tremble, je croi.
D'amour, (J'etï'roi.
GUSTAVE
Beauté ti'-'resse.
Que ma tendresse Ne peut toucher; Beauté tiiiresse.
Cœur (le rocher,
LEON
Sans espérance, J'aurai toujours Mêmes amours Même constance.
GUSTAVE
Vois un cœur tendre Qui brûle, hélas!
M<ii.s qui u'à ^às Le temps d'attendre.
LÉON
Qu'entre nous deux Ton cœur prononce!
Que ta réi>onse Soit dans les yeuv.
GISTAVE.
Va, ne crains rien.
Vile, prononce :
Mets ta répouse Dans mon colhack. Oui, c'est fort bien!
ENSEMBLE
.^/?;olS- LEON.
Que ta réponse Soit dans tes yeux.
Belle inconnue.
Ta douce vue Est tout pour moi :
Mon ;\me émue Tremble d'etboi.
Sans espérance.
J'aurai toujours M«Vmes amours, Même constance.
Qu'entre nous deux Ton cœur prononce; Que fa réponse Soit dans les yeux.
Fort bien, c'est alminiMo!
Quand elle me lira Son civur s'attendrira,
Pali>itera.
Avec ce billet doux, J'aurai mon rendez-vous.
Ah' oui, vraiment,
Oui, c'est charmant.
GUSTAVE
Dans mon colbsrk, Dans mou colbaok.
MliMOlUl-S D'LN COLONEL DE HUSSARDS.
^Jno ma fciulrcsso Ko lient toucher ; iKaiit.; ti'jrressc, Cœur do i nclier, Daii;ne in'ciitendre.
Vois un cœur tendre Qui brùlc, li'las!
Pour los ajUKi-, Mais (lui n'a pas La temps dattondro, Oui, sans mic-iua".
Vile jirùnonce, Mets ta rôi)ouse Dans mon colback.
Fort bien, c'est impayable!
Quand elle me lira.
Sa porte s'ouvrira.
Ah! c'est charmant!
Oui, c'est charmant.
LiiON, qui a i-hyè sa hllre . M.iiatonnnl, comment f.iirr parvenir?.. Si je pouvais gagner le geôlier, cl l'engager à remettre ce billet?
GLSTAVE, ployant sa lettre, et regardant en dessous. II faut cependant tâcher do m'en débarrasser.
LÉON, à part. Le plus terrible, c'eit qu'il est toujours là ; s'il s'en allait !
ciSTAVE, se levant. Ah cà! mon jeune ami, est-ce que nous ne nous couchons pas de bonne heure au régiment?
LÉON, de même. Si vraiment : et vous, colonel?
GUSTAVE. Oh! moi, non : je ne rentrerai pas encore. (// s'assied sur son fauteuil, auprès de la table.)
LÉON. Ni moi non plus . [Il s'assied aussi sur une chaise de l'autre côté.)
GtsTAVE. Il ne faut pas que ce soit par politesse, ne vous gênez pas, mon lit de camp est là-dedans.
LÉON. Non, non, je vous at'endrai.
GUSTAVE. Je vois que vous êtes pmr la guerre d'obtcrvation. {A part.) U ne me quittera pas ! Si je pouvais l'endormir a\cc mes cam pagines d'Allemagne.
LÉON, à part. Oh! la bonne idée : une fois sur le lit de camp, le vin de Cliampa-'ne qu'il a bu.. . ce ne sera pas long, et iiendant son sommeil... [Haut, il se lève.) Ma foi, mon général, j'ai beau regarder, l'ennemi ne se montre pas ; je cimIs qu'il n'y aura rien à faire ce soir.
GUSTAVE. Je le crois aussi. Nous ferons bien de battre en retraite, et de remettre l'attaque à demain matin.
LÉON. Ainsi doni^, suspension d'armes.
GU6T.\V£. Suspension d'armes, et allons nouscoucher .
DUO
Ain nouveau de M. Granier.
ENSEMBLE
Allons sans dofiance Nous livrer au sommeil; Car la guerre commence Au lu ver du soleil.
GUSTAVE, à part, apercevant de la lumière à la lucarne à gauche.
Ciol! do la liimiorc ; [Fciijnant d'écouter du côté de la fenêtre à droite.) Ecoulez,
LEON
Quoi donc?
GUSTAVE
Taisons-nous.
Quelle voiv douce et iL-gère!
Une guitare, entendez-vous?
LEON
Une gu'.tare ..
{Léon se précipite vers lu fenêtre à droite, et pendant ce temps (iu:>luve jette son bilet par la fenêtre à gauche, )
Eh! non, quelle chmère!
Je n'ai r en entendu.
GUSTAVE
Quoi ! vous n'avez rien entendu ? LÉON, revenant de ta croisée.
Eh; non, quelle chimère! etc.
ENSEMBLE
Je n'ui 1 .
Iln'a r"^»^"- Allons sans di5fiancc Nous livrer au souuneil.
Car la guerre commence Au lover du soleil.
{Us sortent par ta porte du fond, à gauche )