SCÈNE XIV
Les PRÉCÉDENTS, TIEXNETTE.
TiENNETTE, les apercevant. Ah! comment! c'est vous, Monsieur? A la bonne heure; vous voilà bien déguisé. Vous avez bien trouvé le magasin. Mais ce n'est plus cela: il faudra encore changer. Si vous voyiez Us autres, ils sont tout en noir.
NINA, à Tiennette. Comment ! est-ce que tu connais Monsieur?
TIENNETTE. Saus doutc ; mais ne craignez rien : il est aussi du secret. Madame Futet a rassemblé les jeunes gens de la ville; ils s'habillent de ce côté . allez, allez, ils sont bien drôles, et nous allons bien rire. Vous ne savez pas, il paraît que ça allait mal ; tous ces messieurs étaient brouillés, M. Futet les a raccommodés, et les a réunis tous contre l'ennemi commun. C'est comme ça qu'il parle. Mais il faut que M, Futet en veuille bien au prétendu, car il y met un zèle, une ardeur!..
ERNEST, 5e mettant à une table; à part. Ah, diablt> ! [Haut.) Attends, je vais le seconder.
MNA. Mais je ne reviens pas de tout ce que je vois ! et comment il se fait!..
ERNEST. Oh! vous OU vcrrcz bien d'autres.
TIENNETTE. Oh! oui, VOUS OU vciTez bien d'autn^s.
LE NOUVEAU POURCEAUGNAC
KRNLST, à Tiennctte. Tiens, rotlc note au pâtissier, cette autre au f^lacier, ce billet au colonel, et cette bourse pour toi.
NINA. Mais, Monsieur?
rtiijiKST. Vous m'avez promis de rester neutre. (A Tiennelte.) Le colonel est ail château ; il faut trouver, à l'instuit, quelqu'un pour lui porter ce billet.
TiKNNKTïK. Nous avous Jacque.s, le postillon.
KHNEST. (^'est bon. Passe à la poste.
Tiii.NNKTrE. Oh ! ce n'est pas là qu'on le trouvera : c'est au eaban.'t chi coin, ou chez l'orauyère en t'aee. Oh ! ça ne sera pas long. A propos,, le in'étendu est-il venu ici ? l'avez-vous vu? est-il bien drôle?
ERNEST. Oui, oui; mais dépèche-toi.
TiENMCiTE, courant. Votre servanie, Monsieur. [Elle sort.)