‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 641 sur 783 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

RICHELIEU, ensuite DUBOIS.

RiCHELiEt', sortant de la porte à gauche. Je ne puis rester clans le salon, on y boit du punch et l'on fait un tapage... Impossible rie joindre le marûcbal, île lui parler un instant. En véritû, c'est un homme odieux, un homme que j'aime, que je révère, mais pas le sens commun. M'inviter à dîner quand sa nièce n'y est pas! Heureusement, il m'a dit de l'attendre ici : il v;i venir, et j'espère avoir un entretien avec lui. Je suis enchanté qu'il n'ait pas eu l'idée de me faire passer dans son cabinet; je préfère cet appartement, c'est celui de madame de Guise.

DUBOIS. Monseigneur. .

RICHELIEU. Qu'est-ce? Que me veux-tu, Dubois'?

DUBOIS. Monseigneur avait demandé ses chevaux pour onze heures.

RICHELIEU. Non, j'ai changé d'idée. Tiens-toi dans l'antichambre, j'appellerai. [À Dubois, qui sort par la porte à gauche.) Eh bien! où vas-tu'? Ce n'est pas là l'antichambre.

DUBOIS. Non, Monseigneur. C'est le petit salon de compagnie où se tiennent les femmes de madame de Guise ; et j'aimerais mieux attendre les ordres de Monseigneur auprès de mademoiselle Lisette, que dans l'antichambre.

RICHELIEU. Ah ! tu as un faible pour mademoiselle Lisette, qui de son côte sans doute distingue M. Dubois?

DUBOIS- Monseigneur, mademoiselle Lisette est une fille de goût.

RICHELIEU. J'en vois la preuve. Va, Dubois, cultive l'amitié de Lisette, je ne m'y oppose pas. (.-1 part.) Je puis en avoir besoin. Mais laisse-moi. [Dubois sort.)

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