‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 642 sur 783 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

RICHELIEU, seul. Il réfléchit quelque temps. Le maréchal no vient pas. Je suis d'une impatience... Depuis liuit jours, je suis de retourà Paris, et me voilà déjà amoureux! Et de qui encore? d'une femme qui me dédaigne : la première peut-être en ma vie. C'est décidé, il n'y a que ce Paris pour les aventures extraordinaires. Madame de Guise me dédaigne, lorsque tant d'autres... Eh bienîapies tout, elle a raison; et, si j'étais femme, je serais de son avis. J'ai une réputation détestable, et ma réputation vaut encore mieux que moi. Dans le monde, on me Irouve charmant ; mais au fond, je suis léger, étourdi, présomptueux. De tout temps cependant j'ai fait le projet d'être raisonnable; j'y ai quelquefois réussi; mais le moyeu que cela dure avec l'amour et les femmes !

RÉCITATIF

Pour élre Iieureux, il n'est que la tendresse ;

Pour être sage, il faut la fuir.

Belles, dites-moi donc lequel je dois clioisiri

Du plaisir ou de la sagesse.

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