‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 649 sur 783 · SCENE YIII · texte numérisé non relu

SCENE YIII

RICHELIEU, ensuite DUBOIS.

RICHELIEU, seul. Eh, vite ! Pourvu (pie Dubois soit à son poste. 11 est adroit, inlclliirint. Ma lettre lui a tout expliqué. Il a dii se pouivoir d'une rchvlle. {On frappe en dehors.) Bull, j'entends le siiztial ! Biiii! Dubois, je stiis content de toi. .XUuns, à ta toilette; picmis ma redingote, mets mou iliapeau, mon épée : notie taille est la même ; on s'y trompera.

Diiidis. Mais, MonseiETncur, iju • veut dire...

RICHELIEU. Ecoute, à présent : on fa déjà vu sortir, on te croit dehors; tous les domestiques dorment ou jouent aux cartes.

Luiiois. Oui, Monseigneur.

RICHELIEU. Le visage caché par ton mouchoir, tu traverses le salon de compagnie, l'appartement du maréchal...

DUBOIS. Oui, Monseigneur.

RICHELIEU. L'escalier, le vestibule; tu demandes le cordon.

DUBOIS. Oui, Monseigneur.

RICHELIEU. Si on te découvre, ce sont des coups de bâton qui te reviennent.

DUBOIS. Oui, Monseigneur.

RICHELIEU. Mais on ne te découvrira pas.

DUBOIS. Oui, Monseigneur.

RICHELIEU. Tu fermes la porte cochère fort, très-fort, et tu monl'-:s dans ma voilure, Lafleur est prévenu, n'est-ce pas? {Le rappelant ) Beaucoup de bruit dans la rue, mes chevaux au grand galop. {De même.) Ah! demain, de bon matin, cours rhez ma marchande de modes, commande la corbeille de i;oces la plus élégante. Va. {Dubois sort, et Richelieu le suit des yeux.) Eh! non, pas ainsi, trop pesamment; une tournure plus leste, un air plus fat, un air de qualité : tu représentes Richeheu ; mieuï, beaucoup de mieux.

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