‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 675 sur 783 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

ANTOMA , LE COMTE.

.A.NT0Ni.\. Ah! c'est vous, monsieui' le comte... je suis d'une inquiétude...

LE COMTE. Et pourquoi donc. Mademoiselle?

ANTONiA. A\ez-vous vu mon frère, ce matin?

LE COMTE. Je n'ai pas eu cet honneur.

ANTONIA. M. Bouvard votre libraiiv et celui de Corinne... vient de nous dire... ((u'il l'avait rencontré... il y a quelques heures... place Vendôme, au moment où il sortait de chez notre notaire... il avait l'air si préoccupé... si agité... qu'à peine a-t-il vu et entendu M. Bouvard, qui l'avait abordé et qui lui parlait... il était pâle, disait-il , les traits en désordre...

LE COMTE. En vérité!

ANTONIA. Et ce n'est rien encore... je reçois tout à l'heure seulement une letti'e qu'il m'avait écrite avant de sortir de chez lui... un l)illet à peine lisible... où il me prévient qu'il nepourravenir ce matin... m'embrasser comme il me l'avait promis... qu'il est possible même... qu'il ne soit pas libre... pour la signature du contrat... et qu'alors... il ne faudrait pas l'attendre !

LE COMTE , o /j«rL Décidément le enmplot est lii...

ANTONIA'. Voilà ce qui m'inquiète. Monsieur! voilà pourquoi je m'adresse à vous! .savez-vous ce que cela signifie... vous doutez-vous de ce qui peut retenir Maxence?..

LE COMTE. Moi, Mademoiselle!..

ANTONIA. On vient... .serait-ce lui?., non , mon subrosé tuteur!

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