SCÈNE XII
Les précédents, UN DOMESTIQUE, paraissant à la porte du fond.
LE domestique, annonçant. Monsieur le secrétaire général!.. [S'avançant et s' adressant à M. de Maiignan.) Monsieur le comte est servi!
LE COMTE. Messieurs, la main aux dames...
TOUT LE MONDE. Ah...
LE COMTE. Nous achèverons le chapitre après le dîner.
BOUVARD. Quel dommage!
DESGAUDETS, à part. Non pas!
ALBERi, pendant que tous les convives sortent par la portv à droite, s'est approché du comte et lui dit à voie liasse. Monsieur le comte, il faut absolument qiie je vous parle.
LE COMTE, souriant. A moi !
ALBERT. A vous !
i.K cojrrE. de même. Très-volontiers... mais en sortant :li; table...
ALBERT, à demi-voix. Soit, dans ce salon.
LE COMTE, de même. Dans ce salon. (Il court rejoindre .Vnionia, à qui il donne la main et sort avec elle par la porte à droite; Corinne et Albert restent en .«cè/jp.i
ALBERT. Ah! maintenant, je l'atteste, ce mariage ne se fera pas! [Se dirigeant vers la porte du foiid.^ En attendant...
CORINNE, courant à lut. Qu'est-ce à dire?
ALBERT. .le m'en vais!.. Je ne resterai i)as iidîner... ici, chez lui...
CORINNE. Un pareil esclandre!.. Je m'y oppo.se!.. .\insi, votre main... votre main... je le veux... ou sinon... [Albert lui offre la main.) Que lui avez-vous dit... là, tout à l'heure?
ALBERT. Moi! rien, je vous jure...
CORINNE. Vous aussi !.. qui vous essayez à mentir... Voyez-vous déjà l'influence de ce .salon... Mais ce secret... je le saurai !..
ALBERT, entraînant Corinne vers la salle à manger à droite. Il n'y en a pas!
CORINNE. Il y en a... il doil y en avoir! Je le saurai!
ALBERT, de même. 11 n'y en a pas !
CORINNE. Je Tinventerais plutôt. [Tousles deua^ entreul en causant dans la salle à manger.]
FIN Dl QUATRIEME ACTE.
LE PLFF.