PRÉFACE
Cette pièce et deux autres le Mariage enfantin et le Vieux garçon, furent conipciséos |)(iur Léontine Fay dont tout Paris admirait rintelligcnce et les talents pi'écoces. Grâce, esprit, finesse et sensibilité, elle avait tout en partage. Thalie semblait avoir révélé tous ses secrets à une enfant de dix ans, et cette perfection en miniature avait inspiré à un homme de beaucoup d'esprit le joli quatrain suivant ;
Vous qui rêvez une actrice parfaite, Accourez voir Léontine... et soudain
Vous reverrez Contât et Saint-Aubin Eu retournant votre lorgnette.
Des débuts aussi étonnants devaient rendre plus tard radu)iration exigeante; il fallait d'abord s'y attendre; mais le succès que récemment encore vient d'obtenir cette jolie actrice *, prouve maintenant que sa jeunesse tiendra les brillantes promesses de son enfance.
* Yeha ou l'Orpheline russe, pièce où madenioisillc Léontine a déployé une veiité, une expression et un talent de pantomime au-dessus de tout éloge.
îJersonnagcô.
LE BARON DE VILLIERS, capitaine de haut-bord. ADOLPHE DE VILLIERS, son neveu, officier de
marine.
M. DE ROSTANGES, riche propriétaire.
PAULINE, sa fille aînée.
JENNY, sa sœur, âgée de dix ans.
LÉON, neveu de M. de Rostanges, élève d'un lycée.
M, DE KERKAVEL, commandant niilit.iirc du dciia
tement.
GUICHARD, notaire bègue.
LAGUÉRITE, caporal.
Deux Femmes de chambre.
Valets.
La scène est au château de Rostanges, à une lieue d'une ville de province.
Le théâtre représente un salon. Un cabinet à droite et à gauche. Une fenêtre au troisième plan q>ii donne sur le luirc. Au
i'ond un vestibule.