ADOLPHE
Puis, nio ulissant après cela.
Le long du mur de la tourelle...
LÉON
Ah! grands dieux! que n'é(ais-je là Pour vous faire la courte échelle.
El vous vous êtes sauvé?
ADOLPHE. Oui, mais fort embarrassé de ma personne ; craignant à cliaque pas de l'encontrer mon honnête, brigadier; j'allais m'éloigiier, lorsqu'hier soir le hasard me conduit à une dan^e de village; j'entends nommer mademoiselle de Rostanges, je m'approche, je fais jaser la petite Jenny, et j'apprends que Pauline est dans ce château.
LÉo>. Quoi! ce serait ma cousine?
ADOLPHE. Elle-même; je n'ai pu résister au désir de la voir, de la rassurer sur mon sort, et conime en rôdant dans le parc j'ai entendu les domestiques parler d'un contrat de mariage, d'un notaire qu'on attendait, cela m'a suffi, et je me présente à tout hasard. Ah çà! qui est-ce qui se marie donc ici?
LÉON. Ah! mon Dieu ! mais c'est votre prétendue.
ADOLPHE. Pauline!
LÉON. Je ne m'étonne plus si elle était si triste.
Air : Ces postillons sont d'une maladresse.
Elle n'aura pu s'en défendre.
Craignant sans doute et le bruit et l'éclat; Mais vous allez tout voir et tout entendre,
Car vous signerez au contrat.
Que de maris ont, dit-on, en ménage Des accidents aussi fàcheu.v. au moins, Et qui n'ont pas comme vous l'avantage D'en être les témoins.
Mais j'entends du bruit.
ADOLPHE. Et quel est le futur?
LÉON. Un M. Legrand, un ami de mon oncle, que je ne connais pas.
ADOLPHE, Eh bien! il ne risque rien.
LÉON. On vient, vite à votre rôle. Ave-z-vous seulement des papiers?
ADOLPHE, fouillant dans sa poche. Oui, oui , des ordres du ministre de la marine, les réponses du commandant de la citadelle ; voilà mon dossier, mes minutes.
LÉON. Chut! voici mon oncle et Pauline.