‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 709 sur 783 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LESPRÉcÉDENTS,LEBARON',M.DEKERKAVEL,en?rai<

en se disputant; LAGUERlTE est derrière eux.

LE BARON. Puisque j'avais écarté la dame de trèfles.

laguérite. Mais, mon commandant. .

LE BARON, à Larjuérite. Va-t'en au diable! comment

voulez-vous que l'on |)uisse compter son jeu, quand

au milieu d'une partie il vous arrive des estafettes et

des ordonnances.

KERKAVEL, Au fait, Mousicur a raison; voyons, Laguérite, dépèchc-toi... tu viens là me relancer.

L.\GuÉRiTE. C'est au sujet du prisonnier dont le commandant de la citadelle vous a envoyé le signalement; on assure l'avoir vu roder dans les environ^. PAULINE, bas, à IJon. Ah! mon Dieu!

LE BARON. Eh bien, tant mieux! qu'il aille se promener. En ce moment, M. le major n'est pas commandant de place; il est ici pour signer le contrat et achever une partie de piquet; car nous l'achèverons... diable ! j'ai trois marqués. Ainsi, Laguérite, en arrière, et tiens-toi (ii\ réserve.

KEi'.K.wEL. Oui, mon vieux, je te parlerai tout à l'heure ; reste dans la chambre à côté en armée d'ob- .servation. Ah çà! voyons où est notre notaire,

M. DE R0.STANGES. Eh iTiais ! OÙ cst-il donc? I! était là tout à l'heure, et je ne le vois plus. LÉON. 11 sera probablement sorti.

LE BARON. Impossible, nous l'aurions rencontré. KERKAVEL. Saus doutc, uu iiotairo ça se voit. JENNY. Il ne peut être alors (|ue dans ce cabinet. LÉON, bas, à Jenny. Taisez-vous donc.

JENNY. Mais sans doute, Monsieur, puisqu'il n'y a point d'autre issue. [Allant à la porte.) Monsieur le notaire ! monsieur le notaire !

TOUS, criant. Monsieur le notaire!

KERKAVEL. Allous, il n'\ scra pas.

LÉON. C'est ce que je disais, il est bien sùr(ju'il n'y est pas.

JtNNY. Si vraiment, je le vois très-bien à travers la Serrure; il tourne le dos à la porte et est assis dans un fauteuil.

LE BARON. Eh bien donc! jiourquoi diable ne répond-il pas? à moins qu'il ne se trouve mal.

JEN.NY. C'est drôle! cela lui a pris en même temps qu'à ma sœur.

LÉON. Vous tairez-vous?

JENNY. Comment! me taire, quand ce pauvre jeune homme est aussi mal; quand il y va peut-être de sa vie... fi! que c'est laid, vous qui êtes' son ami. M. DE ROSTANGES. Eh iiiais! OÙ cst donc la cli;? JENNY, cherchant. Comment, elle n'est pas là? moi qui l'ai vue tout à l'heure. Mais cette porte n'est pas bien S'diJe.

LA PETITE SCEUR.

LE BARON. Sans doute, je vais chercher ce qu'il faut pour faire sauter la serrure.

M. DE ROSTANGES. Jc vais avec vous. {Le baron et M. de Rostanges sortent, Kerkavel est sur le point de les suivre.)

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