THORÉ
Attraits divins !
MÉRU
Taille élégante !
TAVAKNES.
• La cunnais-lu?
MÉRU
Non pas.
DE RETZ
Ni moi.
TOUS
Ni moi, ni moi, ni moi.
Mais que de charmes, de jeunesse!
Et que de Nevcrs est heureux D'avoir une telle maîtresse!
TAVANNES, à RaouL Eh quoi ! vous seul n'êtes pas curieux! Craignez-vous donc qu'un tel aspect ne blesse D'un chaste huguenot le cœur religieux ?
RAOUL, souriant et se dirigeant vers la fenêtre. Vous nous jugez trop bien, et la preuve...
[Regardaid.) Ah! grands dieux!
TOUS
Qu'a-t-il donc?
RAOUL, vivement, à Marcel.
Cette fille, et si jeune et si belle, Que mon bras a sauvée et dont je leur i)ailais...
Eh bien donc ! achevez !
RAOUL
C'est elle !
C'est elle ! je la reconnais !
ENSEMBLE
(Reprise du premier cli(vur.) TOLS, entre eux et souriant.
L'aventure est plus jiiquaiitc; La rencontre est amusante; Voilà celle qu'il ain^ait!
Pauvre amant ! Dans son ivresse, Il croyait à sa sagesse, Dont un autre a le secret.
MARCEL
Dieu puissant, que je révère,
Pourrais-tu voir sans colère De scmitinbles attentats?
La perliile! la traîtresse!
Se jouant de sa tendresse!
Et ton bias ne tonne pas !
RAOUL
D'une injure aussi s.iiicrl.inte La douleur est accalilanle!
C'est oser trop m'outiager!
La perfide! oui, je l'ai vue, Pour un autre elle est venue ; Le mépris doit m'en venger!
TOUS, s'approchant de Raoul et riant.
Quelle folie!
Femme jolie
Ici t'oul)lie!
Point de courioux!
Lorsque les l)elti's
Sont iufidrles.
Faisons comme elles,
Consolons-nou* !