‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 765 sur 783 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Le théâtre représente une vue d'un quartier de l'aria, en 1572.)

CHŒUR, en dehors.

Par le fer et par rincendie

Exterminons leur race impie!

Point de pitié! point d'innocent!

Soldats de la foi catholique ,

Frappons, poursuivons l'hérétique;

Dieu le veut!., oui , Dieu veut leur sang! [A droite du théâtre, Raoul et Marcel blessés mortellement viennent de tomber. — Valentine est près d'eux et leur prodigue ses secours. — On voit venir à gauche Saint-Bris à la tête d'une compagnie d'arquebusiers.)

SAINT -BRIS, ci'iant à Raoul et à ses compagnons. Qui vive?

(Raoul cfwrche à soulever sa tête mourante. Valentine lui met la main sur la bouclée pouK l'empêcher de répondre.)

VALENTINE, à Rooul.

Ah ! de grâce , tais-toi !

RAOUL fait un effort, se relève et crie. Huguenot !

VALENTINE, Se levant alors, et Ventourant de ses bras,

s'écrie ainsi que Marcel.

Nous aussi !

SAiNT-BRis , â ses soldats , dont l'arquebuse est en joue

et la mèche allumée.

Frappez, au nom du roi !

(Les soldats font feu sur le groupe, et Valentine tombe frappée à mort.) VALENTINE, tombant.

Ciel ! mon père !

SAiNT-BRis, se précipitant vers elle.

Ah! qu'enteiuls-je!

Ma fille !

MARCEL, se soulevant.

Ou:, dcjà Dieu nous venge !

Devant son tribunal nous nous reverrons tous! Je vais t'y accuser !..

[Il retombe et meurt.) VALENTINE, à soH père.

Et moi, prier pour vous!

{Elle retombe sur l" corps de Raoul. — En ce moment parait au milieu du thédtn- la liliere de Maryuerilo de Valoir, qui sort du bal pour rentrer au Louvre. A l'aspect de Vaientine expirante, elle jette un cri d'e(froi, et de la main elle arrête les soldats catholiques.)

CHOEUR

Par le fer et par rincendie Exterminons la race impie !

Point lie pitié! point il'nmocent!

Soldais de la foi catliuli(iur, Frappons, poursuivons l'héri lique; Dieu le veut, Dieu veut leur .sang!

FIN DE LEà HLGLE.VOTS.

LA XÀCAnllLA.

LA XACARILLA

OrÉRA EN UN ACTE Ucprc»eutc, pour la première f»»ls, sur lo théâtre de r Acndémie royale ilc iuii.'«lt|Uc, le 1 9 bct«brc 1 9 50.

MUSIQUE DE M. MARLIA.Nl.

LAZAUILLO, ;ispiiaiit do iiKuiiie. 1 COJL'ELO, m-gociaiit.

NITHAÛDO, premier coït L'L'iilor de U-adiK. | RltTA; sa fille.

La scène se passe à Cadix, sur h port et dam la maison de CojkcIo.

Le tlié.itro représente un (juai de la vdle de Cadix. A guiclie, TUôtel et les bureaux du premier rorrégitlor ; à droite, la maison de Co.uelo, avec un balcon; à u^auclie une niclie jiour une madone, et à côté un Uireo banc de pierre. Au lond, la mer et plusieurs vaisseaux; tm dont un voit la proue, sur luiiuelle ou lit ces mots

LE S.AN -Salvador.

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